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Août 2018 Marseille

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Puissance de l’image.

LE TEXTE EST ECRIT EN 1971 DANS FAMILLE 2000.

La peinture romantique et impressionniste.

 

Jusqu’à la Révolution française et aux guerres de l’Empire, qui bouleversent la société européenne, la peinture obéit à des règles strictes. L’art classique recherche avant tout la perfection de la forme et de la composition.

Les peintres y parviennent assez souvent, tant leurs techniques sont solides ; mais, sauf chez les grands artistes, dont le tempérament fait parfois éclater le corset de fer où ils étouffent leurs œuvres manquent parfois de chaleur humaine.

Il faut dire à leur décharge, qu’ils peignent le plus souvent pour des mécènes, et il est rare que ceux-ci soient des connaisseurs. D’ailleurs, les scènes de batailles sont conçus pour la gloire du souverain, les  sujets religieux pour la gloire de Dieu et les portraits  pour le plaisir du modèle.

La naissance du romantisme, dans les débuts  du XIXe siècle, fait craquer le vieil édifice.

L’art romantique, affirme avec force le droit de l’artiste à rechercher les oppositions, les contrastes, voir la violence et le fantastique ; en fait, à s’exprimer librement, à sa manière, à sa guise. Goya (1746/1828) en Espagne, Delacroix (1798/1863) en France sont les peintres les plus typiques de cette tendance. Baudelaire, qui, ne l’oublions pas, fut aussi critique d’art, les a tout deux placés  dans ses phrases:

Goya, cauchemar plein de choses inconnues,

De fœtus qu’on fait cuire au milieu des sabbats,

De vieilles au miroir et d’enfants toutes nues,

Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas:

Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,

Ombragé par un bois de sapins toujours vert,

Où sous un ciel chagrin des fanfares étranges

Passent, comme un soupir étouffé de Weber.

 

L’aspiration vers le fantastique et l’irréel se retrouve encore dans les oeuvres du Suisse Füssli (1741-1825) et dans celle de l’anglais Blake (1757-1825). Enfin, Gustave Courbet (1819-1877), chef de l’école réaliste, est le type de ce que l’on appelle aujourd’hui « l’artiste engagé ».

Le XIXe siècle n’est pas arrivé à son terme qu’une nouvelle révolution picturale,ou plus exactement une nouvelle explosion,se produit en France:  » l’impressionnisme ».

Il soulève une tempête de controverses passionnées. On pourrait même parler d’un déchaînement de haine à l’égard des impressionnistes, et ce n’est pas là le phénomène le moins curieux parmi tous ceux qui émaillent de l’histoire de l’art.

Mais qu’est ce que l’impressionnisme?si on se réfère aux définitions données par les dictionnaires,on dira qu’il s’agit d’une forme pictural, grâce à laquelle l’artiste, rompant avec les traditions, exprime et fixe par les couleurs et la lumière des impressions plus ou moins   fugitives , plus ou moins durables.

Cette évolution de quelques peintres- ils ne sont guère que dix parmi les plus grands- provient, certes, de leur génie propre, mais aussi de la découverte de la photographie et des travaux du chimiste Eugène Chevreul (1786/1899) sur les couleurs et leur contraste simultané. En effet il existe trois couleurs primaires ou fondamentales;le jaune,le rouge et le bleu, avec lesquelles on peut obtenir toutes les couleurs et toutes les nuances. C’est ainsi qu’en mélangeant, en parties égales,deux couleurs primaires, on obtient une couleur »binaire »,dite complémentaire de la troisième.Exemple, en mélangeant du bleu et du jaune on obtient du vert,couleur complémentaire du rouge.Ces principes étant formulés, les travaux de Chevreul,que nous résumons et qui datent de 1839, établissent comment et pourquoi les couleurs primaires ou fondamentales, placées a côté des couleurs binaires, réagissent pour l’oeil de l’observateur. Une binaire prend une teinte plus vive,plus franche, à côté d’une primaire qui n’entre pas dans sa composition. C’est ainsi que le rouge s’exalte s’il voisine avec le vert, et vice versa.

Les travaux de Chevreul étaient destinés à l’industrie de la teinture et, plus particulièrement, à la manufacture des Gobelins. Mais quelques peintres, qui,une vingtaine d’années plus tard,cherchent de manière empirique à mettre sur leurs toiles de la lumière et des couleurs nouvelles, en ont aussi connaissance.

 

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Photo prise au Mucem, Félix Tournachon, dit Nadar, aéronaute( ballon à gaz), caricaturiste, écrivain et photographe. Né en 1820, mort en 1910. Avec Chevreul.

 

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Chevreul apporte les bases scientifiques à leurs essais.Ils vont utiliser celles-ci, chacun selon leur tempérament, et une chance étonnante pour l’Art et l’Homme veut que tous soient habités par le génie de la peinture. Ces dix artistes sont : Monet (1840/1926),Manet (1832/1883), Pissarro (1830/1903), Sisley (1839/1899), Renoir (1841/1919),Degas (1834/1917),Cézanne (1839/1906), Berthe Morizot (1841/1895), Bazille (1841/1870) et Guillaumin (1841/1927).

Face à la nature ils offrent à l’oeil une nouvelle façon de voir, moins déformée par les habitudes et les conventions. C’est d’ailleurs ce qui a tant choqué d’autres peintres, certains critiques d’art et une grande partie, sinon la totalité du public.

Mais ils donnent ainsi naissance, malgré la misère où ils vivent généralement, à la peinture moderne.

L’apport de la photographie est également très important pour eux. La plupart des peintres de passionnent pour cet art nouveau qui leur apporte la possibilité de perfectionner leur vision des choses et le moyen d’en effectuer une synthèse. En leur permettant de percevoir globalement un paysage, la photographie leur offre l’occasion de saisir plus facilement l’équilibre des formes et des masses En même temps, elle décharge la peinture des tâches traditionnelles de copie, de représentation servile, indignes d’un artiste véritable.

Le terme impressionniste est né, semble-t-il, en 1872, lorsque Claude Monet  peignit  au Havre une toile qu’il appela Impression, soleil levant. Mais le premier scandale est provoqué par Édouard Manet en 1863  lorsqu’il représente Le Déjeuner sur l’herbe, accompagné d’Olympia  (1865) au salon des refusés. Refusés, bien entendu, au Salon Officiel ! Car, pendant des années, les impressionnistes se voit frappés d’ostracisme et couverts d’injures. 1863 est aussi l’année où Napoléon autorise  les artistes dont les oeuvres ont été éliminées par le jury du salon officiel à les exposer et la mort de Delacroix.

Une anecdote est, à ce propos, symptomatique. Elle se situe pourtant à la fin du siècle, lorsque, enfin, les impressionnistes, après quarante ans de lutte, sont admis au Salon de Paris. Le jour de l’inauguration, un peintre de talent, académique et académicien, de surcroît excellent professeur, dont il vaut mieux taire le nom,se place devant la porte de la salle réservée aux impressionnistes. Et, lorsque paraît le président de la République, il étend les bras comme pour lui barrer le passage. Puis il interpelle en ces termes : »monsieur le Président, je vous en supplie, n’entrez pas ici ! C’est la honte de la peinture française »!. Mais les  toiles des impressionnistes se trouve aujourd’hui dans les grands musées du monde ils vendent à des prix fabuleux. Qu’apporte finalement l’impressionnisme en peinture ? La découverte d’un univers nouveau, monde de lumières, de poésie et de joie.

 

 

À l’assaut de l’académisme.

Il importe de préciser, voir de répéter, que nous attachons ici à montrer et à tenter d’expliquer les courants artistiques  plutôt qu’à parler des grands peintres. Mais n’oublions pas que, dans la naissance de la peinture moderne, des artistes comme Géricault,Corot,Courbet, outre ceux déjà nommés, ont joué un rôle important. A noter aussi l’influence du Hollandais Jongkind, qui vécut en France et devint l’ami de Monet, des Japonais Hiroshigé et Hokusaï et des Anglais Turner et Constable.

La période impressionniste proprement dite ne dure que 20 ans, de 1860 à 1880, mais, bien entendu, il ne s’agit que du groupe originel, soudé par la recherche et par le combat. Certains peintres vont prendre des directions divergentes dans une quête perpétuelle vers de nouvelles formes d’expression. N’est-ce pas justement là une attitude naturelle, en quelque sorte un réflexe, pour l’artiste qui n’est jamais figé, jamais satisfait de lui même.

Le cas de Cézanne est typique. Lui qui affirmait vouloir faire de l’impressionnisme quelque chose de solide, de durable,voire d’immuable, ne cesse pas d’évoluer. Sa technique s’allège de plus en plus et sur la fin de sa vie les couleurs font explosion sur ses toiles. Tous ceux de ses amis qui vivent assez longtemps évoluent de même sans cesse. On peut dire cependant que l’impressionnisme connaît son apothéose dans la dernière décennie du XIXe siècle, mais avant ce moment, de jeunes peintres, et même Pissarro, sont attirés par le néo-impressionnisme,ou pointillisme, de Seurat et de Signac. Nous allons arriver, maintenant que les impressionnistes ont rompu les digues, à des mouvements picturaux de plus en plus nombreux et dans lesquelles le public n’arrive plus à se reconnaître!.

L’impressionnisme a gagné la littérature et surtout la poésie Stéphane Mallarmé, la musique Claude Debussy et la sculpture. Mais les sculpteurs ne peuvent aller très loin dans cette voie: leur art ne s’accorde pas avec la suppression des lignes et la juxtaposition des couleurs!.

Rodin (1840/1917) et le plus grand sculpteur du XIXe siècle, mais en fait il reste surtout un romantique, si toutefois il est possible de classer dans une catégorie quelconque un artiste d’une telle personnalité. La plupart de ses oeuvres font scandale et il n’obtient la satisfaction qu’en 1900. Ses nus surtout choquent généralement ses contemporains. Détail amusant, l’opinion des « gens bien » change quelque peu lorsque la reine Marie de Roumanie, qui était  artiste et qui appréciait Rodin, se rend à l’une de ses expositions. Au cours de sa visite, elle caresse de la croupe d’une main de jeune fille,et se tournant vers le sculpteur,lui dit : » ah! Monsieur Rodin, le ravissant petit derrière ! ». On a présenté Robin comme le géant de la sculpture moderne. Les 56 années qui se sont écoulées depuis sa mort laisse assez de recul pour pouvoir apprécier ce jugement. Il n’est pas faux, car  ce grand sculpteur a dominé tous ceux de son temps, qui d’ailleurs furent ses disciples, ses élèves ou ses aides, comme Camille Claudel (1854-1953)

Mais il ne les a pas effacés car ils ont nom Ponpon (1855/1933), Maillol (1861/1944), Bourdelle (1861/1929) et Despiau (1874/1946). Dès 1880, et à la grande indignation des « académiques », le mouvement de libération, parti de France, gagne tous les pays. Il est vrai que la réaction contre les règles va très loin. Si loin que quelques peintres ou critiques lancent  des affirmations ressemblant à de véritables provocations! ainsi : »Le dessin est l’ennemi de la peinture »ou encore: »un peintre ne doit pas savoir dessiner ».On admet ce genre d’aphrorisme lorsque la froide perfection de certaines œuvres des époques antérieures, mais il choque profondément le bon sens populaire.Encore aujourd’hui, la plupart des gens voient la sculpture à travers l’art grec antique et la peinture à travers celle de Rembrandt ou Léonard de Vinci. Mais en réalité tous les grands peintres modernes connaissent admirablement le dessin ( certains se sont des graveurs remarquables), mais ils refusent son esclavage. On assiste alors à un véritable foisonnement d’écoles, de mouvements,de tendances,qui naissent,se développent et meurent en donnant naissance à d’autres tendances, qui naissent,  se développent et créer un mouvement ou une école car la recherche artistique devient constante et permanente.

De 1880 à 1925, c’est en France l’Art Nouveau, ou modern style ;en Allemagne le Jugenstil. Il faut noter en passant que les publics français et italien, en général, connaissent assez mal l’apport artistique Allemand tout au moins en ce qui concerne la peinture et la sculpture. Or sans remonter plus haut que le XVIIe siècle, l’Allemagne et plus particulièrement la Rhénanie, la Bavière et la Saxe , a fournit à l’art une contribution considérable dans tous les domaines.

Mais le Jugenstil et le modern style n’ont eu d’influence véritable profonde que sur la décoration et l’architecture. Les Français l’ont appelé par dérision le « style nouille » et même le « style de la nouille enragée », c’est aussi le « 1900 », ou le style « Belle Époque ».

 

 

L’expressionnisme (1885-1935) en France et die Brücke  (1905-1914) en Allemagne sont des mouvements analogues, plus orientés vers l’art pur en France, plus » engagés » en Allemagne. Dans ce dernier pays naît à Munich une nouvelle tendance, avec un groupe qui s’appelle der Blaue Reiter (le Cavalier bleu) et réunit les Russes Kandinsky et Jawlensky, les Allemands Klee,Marc, Mackenzie et Kulein. L’expressionnisme va plus loin encore que l’impressionnisme. Il recherche avant tout l’émotion artistique et son expression par la couleur. Pour beaucoup seule compte la couleur pure qui doit remplacer aussi bien la perspective  que le dessin.

Chacun d’ailleurs applique cette théorie à sa manière personnelle; ainsi il est assez difficile parfois de classer exactement les peintres expressionnistes qu’ils soient allemands, français, anglais, belges ou italiens.

En France au Salon d’Automne de Paris en 1905 ce fut un nouveau scandale et un critique moqueur, parlant des exposants de cette école les baptisant « les fauves ».

Mais ceci ramassèrent l’injure et en firent un drapeau. Les plus célèbres sont Matisse, Manguin, Rouault, Modigliani,Chagall,  Soutine,  Picasso, Gauguin, Gromaire,  Marquet,  Derain, Vlaminck, Van Dogen, Dufy, Braque, Van Gogh, Friesz, Ensor.

D’autres tout aussi grand par le talent se rattachent plus ou moins aux mouvements et possèdent une personnalité particulière notamment Toulouse-Lautrec, Segonzac, Utrillo, Bonnard, et même Henri Rousseau « le douanier ». Celui-ci, appelé « peintre naïf » où le dernier des primitifs fut-il vraiment aussi naïf que l’a dit ? Certains l’ont nié. En tout cas son talent n’est plus mis en doute et sa cote demeure l’une des plus fortes des maîtres modernes chez les marchands de tableaux.

 

🎚🐯Impressionnisme (1860/1880), expressionnisme et fauvisme (1885/135), Jugenstil ou modern style (1880/1924), néo-impressionnisme ou pointillisme (1889/1905), symbolisme (1888/1897), nanisme (1890/1900), cubisme (1907/1914), art abstrait (né vers 1900), der Blaue Reiter (1911/1914), dadaïsme (1915/1923), das Bauhaus (1919/1933), surréaliste (né vers 1924) sont les grands moments d’une période qui couvrent près de la moitié du XIXe siècle et le quart du XXe siècle.🕊

Les critiques n’ont pas épargné Van Dongen sur les couleurs verdâtres ou livides, Pablo Picasso a été moqué.

 

L’art s’intellectualise et les mouvements se multiplient.

 

Au début de ce siècle, l’impressionnisme et l’expressionnisme sont toujours bien vivant, et le fauvisme proprement dit atteint son apogée entre 1900 et 1907. 1890 apparaît le nabisme, tiré du mot hébreu nabi, qui signifie prophète. Les nabis sont des enthousiastes qui recherchent avant tout une esthétique capable de donner du monde une vision nouvelle, essentiellement symbolique et, en même temps, synthétique.

Né au cours des dernières années du  XIXe siècle, le mouvement n’est en fait connu que dans les premières années du XXe siècle. Il réunit Pierre Bonnard (1867/1947), l’un des meilleurs peintres de son époque et bien certainement l’un des plus subtils coloristes dont puisse s’enorgueillir  la peinture française,  et des hommes tels que Sérusier, Vuillard, Valenton et le sculpteur  Maillol. Mais rapidement, chacun des membres du nabisme se met à travailler selon son tempérament personnel.

En 1907, on peut dresser l’acte de naissance du cubisme dans cette extraordinaire baraque du Vieux Montmartre baptisé le Bateau-Lavoir. C’est le séjour et le lieu de rencontre d’un certain nombre de bohèmes de la peinture ou de la littérature . Mais, parmi eux, se trouve se trouve Picasso, Gris, Léger, Matisse et Derain. Que veulent les cubistes? Réagir contre la « domination  » de la couleur et ce qu’ils appellent parfois les abus de l’impressionnisme et du fauvisme. Comment? Par la mise en valeur de l’objet et au moyen de formes géométriques. C’est une sorte d’architecture de la peinture, un procédé pour mettre les volumes en évidence. C’est aussi un réalisme, une simplification de l’image.

À ce propos, Cézanne et un précurseur, un précubiste, et les toiles qu’il peint lorsqu’il abandonne l’impressionnisme inspire les premiers cubistes.  Cézanne,d’ailleurs, dit volontiers que les volumes possèdent une importance primordiale. La première toile célébrée composée selon  ces principes est de Picasso, Les demoiselles d’Avignon. L’art Nègre, et surtout les masques n****, ont-ils inspiré Picasso et ses amis ? Pour lui-même, il l’a nié, et pourtant l’analogie est frappante.

 

Le nom de « cubisme » est employé pour la première fois (1908) lorsque Georges Braque présente ses Maisons à l’Estaque, car celle-ci ressemblent vraiment à des cubes. Une nouvelle révolution picturale qui, comme les précédentes provoque le scandale. Celui-ci est tel qu’à la Chambre des députés, en 1912, un parlementaire interpelle le secrétaire d’État aux Beaux-Arts , Léon Bérard pour protester et lui demander d’interdire aux cubistes l’entrée du Grand Palais. En effet, celui-ci était prêté par l’État à  la société du Salon d’automne pour y organiser des expositions.

Mais d’autres artistes viennent se joindre aux premiers cubistes. Tous ont laissés leur nom dans l’histoire de l’art. Se sont –Albert Gleizes (1881/1953) Salon de la Section d’Or en 1912 avec le « cubisme de salon ». Ses représentants Henri le Fauconnier, Fernand Léger, J Metzinger, Delaunay New York pendant la première guerre. Saint – Rémy de Provence à partir de 1939 puis il fera parti du mouvement Abtraction Création en 1931.  Jacques Villon(1875/1963) Né Gaston Émile Duchamp, frère de Marcel » Prix Marcel Duchamp » ,sculpteur, peintre, auteur;  Raymond Duchamp Villon, sculpteur; et Suzanne, peintre. Il étudie à l’académie Julian, caricaturiste de presse. Avec ses amis ils créent Le groupe de Puteaux : Robert Delaunay, Francis Picabia, Fernand Léger en feront partis. Louis Marcussis (1878/1941)Still life in the front of the window and rain  caricaturiste peintre impressionniste puis cubiste.

La section d’or est chargée d’organiser des expositions à l’étranger. Il s’y emploie avec Léopold Survage, Archipenko et Gleizes.1930 la gravure et les pointes sèches Cusset (ville où il y a eu en 1895, le deuxième tramway après Paris suivit de Nantes). Alexander Archipenko sculpteur américain d’origine ukrainienne. Installé à la Ruche-ancien pavillon des vins de l’Exposition Universelle de 1889. Il a exposé au Salon des Indépendants, ouvre une école, rejoint la Section d’or. Sculpteur cubiste et son style de peinture en relief en 1912. Toute la section d’or est défendue par Apollinaire dans des préfaces de catalogues ou dans ses rubriques de l’Intransigeant. Il est représenté en Italie dans une revue futuriste en 1914. il ouvre des écoles dans des grandes villes américaines, puis entre au Bauhaus. Il a développé un style personnel avec des masses corporelles simplifiées d’une façon stéréométriques, des figures dressées dans l’espace, des formes en biseau, des angles aigus, des fractures cristallines issues de l’inventaire du cubisme…et s’inspire aussi du maniérisme. Voir Œuvres.

Jean Metzinger ( 1883/1956) il définit ses amis d’ avant-gardistes . « S’étaient dépouillés de la perspective traditionnelle et octroyés la liberté de tourner autour des objets ».

Il avait aussi Roger de La Fresque, Serge Férat (peintre russe décorateur « Roudniev » achat de toiles du Douanier Rousseau(1881/1958), Hayden, Chaïm Jacob Lipchipz russe-français sculptures -Jérusalem, Ozenfant, Delaunay, Picabia, Masson, Duchamp, Herbin, Richter et le sculpteur Henri Laurens pour ne citer que les principaux.

Partant du cubisme orthodoxe, la plupart devaient ensuite évoluer vers le purisme (1918), Puis vers le futurisme, l’abstraction ou le surréalisme. Cependant, pour beaucoup, le cubisme laissera une base géométrique solide. Ainsi le veut l’évolution de l’art vivant qui ne serait plus l’art s’il n’était pas vivant. En tout cas, quoi que l’on puisse penser,le cubisme a incontestablement apporter à la peinture, et même la sculpture, enfin à la décoration, une façon nouvelle de voir les choses, un nouvel ordre plastique dont l’architecture elle-même (Le Corbusier) allait se trouver influencée.

 

 

 

En 1910, le futurisme, mouvement d’origine italienne, voit le jour avec la publication du manifeste de Marinetti. Pendant ces quelques 10 ans d’existence, il sera révélé surtout par les œuvres de Carra, Sirroni, Soffici, Severini, Boccioni et Rosai. Il rejette violemment toute source d’inspiration qui ne soit pas rencontré dans la vie moderne, c’est-à-dire le plus souvent dans l’usine, dans la machine, en résumé dans le dynamisme, la virilité, voire la brutalité.

C’est une déclaration de guerre au passé. On arrive à souhaiter la guerre(celle de 1914 va bientôt survenir) et à prendre des positions politiques. En Italie, la lutte contre le passéisme devait aboutir au fascisme et, ailleurs, au dadaïsme ou à l’art abstrait dans une atmosphère de provocation crée surtout par la première guerre mondiale et ses répercussions.

Avant « dada », symbole pris dans un dictionnaire, est né, 5 ans plus tôt, l’art abstrait, dont Kandinsky, Picabia, Kupka et Malevitch furent les principaux promoteurs. La peinture abstraite refuse la réalité extérieure. Pour elle, l’émotion esthétique véritable ne peut être provoquée que par les formes et les couleurs, d’où ces toiles qui pour le public et le profane en général, ne représente rien. C’est l’opposé , l’antithèse de la peinture dite « figurative »,ou l’on peut reconnaître le modèle choisi par le peintre.

 

Avec l’art abstrait, la libération des règles plus ou moins respectée jusqu’alors est devenue totale, absolue. La création artistique ne  connaît désormais aucune limite et l’artiste peut donner libre cours aux manifestations les plus instinctives de son génie. Il s’exprime avec plus ou moins de bonheur, mais il s’exprime librement ;mieux encore, il se libère lui-même. Il est bien évident que, dès ses débuts, l’art abstrait, déroute ceux qui ne suivent pas l’évolution de la peinture. Quant au public, il prend inévitablement les peintres abstraits pour des farceurs. Il faudra sans doute encore de longues années pour que l’art moderne soit compris, ou simplement admis, non par la majorité, mais simplement par une minorité de gens plus ou moins cultivés. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être un homme cultivé pour éprouver un sentiment agréable ou une émotion devant une œuvre d’art qu’elle soit ancienne ou moderne. Il suffit souvent de s’abandonner à son instinct. Chacun juge selon ses émotions( plaisir, choc émotionnel, critère, préjugé, souvenir). Comment expliquer autrement les réactions des critiques devant les impressionnistes, les fauves ou les cubistes ? L’histoire du peintre Boronali et un canular très caractéristique de cette attitude de l’esprit. On sait qu’il a pour auteur Roland Dorgelès, alors au début de sa carrière. Quelques années avant la Première Guerre mondiale tandis que les peintres du Bateau Lavoir de Montmartre s’adonne à des recherches Dorgelès, qui n’aime pas l’art moderne veut s’amuser à leurs dépens. En présence d’un huissier, de Charles Genty, d’André Warnod et de Pierre Girieud, il fait peindre avec la queue d’un âne un tableau signer Boronali (anagramme d’Aliboron), qu’ils présentent au Salon des Indépendants sous le nom de Coucher de soleil sous l’Adriatique.

Certains montmartrois à cette époque devenus célèbres depuis ont raconté que le peintre Girieud avait quelque peu tenue la queue de l’âne. Mais le canular très largement diffusé par la presse car Roland Dorgelès est alors journaliste, fortifie le public, surtout bourgeois, donc conformiste, dans son idée que la plupart des œuvres modernes ne sont que des farces de rapins, des attrape-nigauds, ou que seul un certain snobisme peut pousser à s’y intéresser. Quoi qu’il en soit l’abstraction amène  » la mort de l’objet » pour le peintre. Vassili Kandinsky, principal élément du groupe der Blaue Reiter de Munich, explique l’art abstrait par le « principe de nécessité intérieure ». Celle-ci impose à l’artiste de s’exprimer selon sa personnalité, dans le langage et la forme expression propre à son temps, et d’offrir de l’art une forme essentielle qui soit pur éternelle, en dehors du temps et de l’espace.

La première exposition Blaue Reiter  est organisée à Munich à la fin de 1911. Elle réunit une quarantaine de toiles provenant de 12 peintres dont Shönberg et Henri Rousseau. En Russie jusqu’à la Révolution, en Allemagne jusqu’à l’avènement du nazisme, l’art abstrait se développe normalement et, dans ce dernier pays, l’école du Bauhaus (1919/1933), où enseigne Paul Klee, l’un des meilleurs peintres de l’époque, lui fait bon accueil. Dans le reste de l’Europe, et plus particulièrement en France, l’abstraction n’intéresse que quelques peintres. Il faut attendre les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale pour que le public en entendre parler. C’est en 1946 à Paris que se tient la première exposition. Si elle suscite de nombreuses discussions, s’il a quelques débats animés, elle fait beaucoup moins scandale que celle des impressionnistes, des fauves ou des cubistes. Ainsi que le dit en souriant un critique connu à cette époque « on en a vu de toutes les couleurs et il en faudrait plus pour nous émouvoir « !. En outre pour s’être si souvent trompés les critiques sont devenus prudents.

On assiste même jusqu’en 1960 à un certain engouement de la part d’amateurs plus ou moins éclairés dont certains possèdent des capitaux à placer, et la spéculation  s’en mêle, bien entendu, en Italie ,en Angleterre ,en France ,en Amérique et même en Espagne.

Dans les années 70, le flux et décroissant, d’autres tendances se sont fait jour en même temps qu’un retour à un art un peu plus figuratif. Cependant, partout, la recherche continue, même dans l’abstrait. On voit apparaître celui-ci sous la forme du tachisme, de l’impressionnisme abstrait, de l’abstraction géométrique ou lyrique, de la griffure, de la projection de couleur sur toile, de la peinture au moyen de se seaux troués s’ égouttant sur des toiles étendues sur le sol, et même sous forme de l’informel.

Le collage d’objets divers sur une toile ou une planche devient d’usage courant. Entre-temps le dadaïsme et le surréalisme ce sont à leur tour manifestés, et de façon parfois violente.

 

Revenons sur Dada. Né en  1915 /1916 à Zurich, Barcelone et N’es York, presque simultanément, dada est un mot qui ne signifie rien et veut tout dire! Et il porte en lui toute la désespérance, la colère, le dégoût et l’ironie amère suscités par la guerre, cette Première Guerre mondiale où Allemands et Français se sont jetés les premiers en criant leur joie! En vérité, dada, c’est la constatation de toutes les valeurs de cette époque. Si la guerre est la mère de dada, il semble bien que ses pères soient Tristan Tzara, Hans Arp ( pseudonyme de Sami Rosenstock, 1896-1963),poète français né en Roumanie, Hans Arp (1887-1966), poète, peintre et sculpteur strasbourgeois, Hugo Hall (1886-1927), poète et metteur en scène allemand, et Marcel Janko, poète et architecte roumain.

Tous les trois se retrouvent à Zurich, où ils ouvrent, le 5 février 1916, un cabaret littéraire qu’ils appellent Cabaret Voltaire. C’est là que se réunissent aussi des réfugiés russes, dont Léline, des pacifistes allemands, des poètes et des peintres anarchisants.

Tzara fonde la revue dada, et une galerie où figure Modigliani, Klee, Kandinsky, Ernst, Prampolini, Chirico. Le cabaret devient le centre d’une active propagande antimilitariste, anticonformiste, antibourgeoise. Après la guerre c’est en Allemagne à Berlin, que le mouvement dada se montre le plus violent. Il est vrai que l’Allemagne est le pays où la population a le plus souffert de la famine.

La remise en cause de toutes les valeurs du dadaïsme s’expriment avec Marcel Duchamp en 1912 à Newcastle York avec sa toile surprenante Nu descendant un escalier. Et Picabia peint Parade d’amour, un tableau représentant une machine imaginaire qui ne peut servir à rien.

Mais le peintre le plus  atypique est Arp. Également sculpteur et graveur. Dés 1915, il peint ou plus exactement compose des œuvres aux moyens de papiers et d’objets collés. De cette époque datent aussi les photomontages. Tzara et les promoteurs du mouvement affirment que leurs buts et de fournir » une base spirituelle d’entendement pour tous » .

 

Les naïfs et le mystère Rousseau.

« Art populaire », « Œuvres d’illuminés », telles sont les appréciations émissent sur son compte. « Primitif moderne »est aussi le titre que les critiques ont plus tard décerné à Rousseau.

En 1880, il signe quelques toiles, et en 1884, possédé un permis de copie au Louvre, d’où André Derain se fait expulser en 1900 parce que ses copies ont été jugées mauvaises. D’autres part, ses paysages de jungles qu’il a manifestement stylisés, ont été reconnues comme vraisemblables, voire jugées vraies par des artistes sud-américains.Les a t-il imaginés où tirées d’encyclopédies? Qui pourra le prouver?. Outre son génie particulier, sa force est d’avoir su attirer l’attention générale sur sa peinture dite naïve, et par voie de conséquence, sur certains artistes autodidactes comme André Beauchant( 1873-1958), Séraphine Louis( 1864-1934) dite de Senlis, simple femme de ménage.

 

Le surréalisme, art ou délire onirique.

Vers 1922, le dadaïsme jette les derniers feux. Non que dada soit mort, loin de là, mais la recherche s’oriente autrement. Elle va vers le surréalisme…il ne s’agit  pas d’une nouvelle école, mais d’une nouvelle libération. Ainsi que les précédentes elle sera mal comprise.

Le terme « surréalisme » est de Guillaume Apollinaire (1880-1918) qui l’a utilisé en 1917 dans l’une de ces œuvres. Et c’est en sa mémoire que le poète André Breton le reprend dans Le Manifeste du surréalisme, qu’il publie en 1924. Incontestablement, les dadaïstes avaient déçu car ils détruisaient encore plus qu’ils ne construisaient. Cependant, certains d’entre eux comprenaient que la négation systématique ne pouvait mener à rien d’où l’éclatement du groupe dada.

Le manifeste d’André Breton est le résultat de plusieurs années d’expériences sur » l’écriture automatique » et hypnotique. Il s’agit en somme d’études portant sur la délivrance, la libération, de tout le potentiel d’expression, d’idées, de connaissances emmagasinées dans le subconscient de l’homme. Mais André Breton nous donne une définition ne variété  : surréalisme 

Nom masculin, automatisme psychisme pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation éthique ou morale.

« Encycl.(Phylos.): le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d’associations négligées jusqu’à lui, à la toute puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tente à ruiner définitivement tout les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des problèmes de la vie.

 

La première exposition des artistes surréalistes s’ouvre à Paris en 1925. Elle comprend Joan Miró, Max Ernst, Pablo Picasso, Man Ray, Hans Arp, Paul Klee, André Masson, Pierre Roy, Giorgio De Giorgio.

Mais dès le début d’autres peintres suivent le mouvement. Ce sont Salvador Dali, René Magritte, Yves Tanguy, Francis Picabia. Quelques-uns, dont Bonnard et Braque, ne font du surréalisme qu’une approche fugitive. Il en prennent seulement ce qui leur convient.

 

C’est grâce aux surréalistes qu’un art dit psychopathologique à été reconnu. Berger, Wölfli. *Breton1925: attire l’attention des docteurs. Les œuvres dessinées, peintes ou sculptées par des fous servent d’ailleurs au psychiatre à établir leur diagnostic et constituent tout au moins de précieuses indications sur l’état de santé du sujet observé. Cherchant à mêler intimement le rêve à la réalité, l’imaginaire au réel, les surréalistes ne pouvaient manquer de s’intéresser aux fous, plus précisément au mécanisme mental de l’hallucination, de l’onirisme, du délire auxquels ils entendent faire appel afin de se dégager du rationnel et de se réaliser dans l’irrationnel =anomie.

C’est un univers à part, un monde nouveau que nous proposent les surréalistes en nous donnant maintes raisons de nous libérer de la raison, ou du moins de celle que l’on nous a enseignée. Il nous invitent au rêve éveillé, à la poésie instinctive et pure, au merveilleux.

L’épanouissement de la peinture surréaliste a durée un peu moins de dix ans (1939-1948). En 1959, l’érotisme est le thème d’une exposition internationale qui dure plusieurs mois dans une galerie parisienne. Soixante -quinze artistes y participent et les curieux découvrent parmi eux des Américains dont l’originalité attire l’attention. En 1960/61, exposition à New York, en 1961 en Italie, puis en 1965/66 de nouveau à Paris, ce qui prouve que le mouvement surréaliste a la vie dure!

 

Art abstrait ou art dégénéré?

On fixe généralement la naissance de l’art abstrait au cours de l’année 1910, lorsque le Russe Vassili Kandinsky (1866-1944), vivant alors à Munich, peint une aquarelle qui représente…on ne sait quoi!Composition.

1910, c’est l’année où meurt Henri Rousseau,  où Chagall vient à Paris;où Igor Stravinsky compose l’Oiseau de feu; où les futuristes publient leur manifeste; où l’on assiste au développement de l’aviation, car un an plus tôt, Blériot a traversé la Manche. Kandinsky est alors âgé de quarante- quatre ans. Il achève d’écrire un petit ouvrage, publié un ou deux ans plus tard sous le titre de Du spirituel dans l’art et dans la peinture.

Avec Marc, Mackenzie et Klee, il fonde à Munich le mouvement  der Blake Reiter (le cavalier bleu), qui est aussi une revue éditée sous ce nom. Celle-ci répand la bonne parole du groupe, à savoir que l’artiste doit trouver en soit son aspiration et admiration et ne pas aller la chercher dans la nature ou dans l’histoire.

1910 et aussi l’année où le cubisme est à son apogée.

Victor Hugo a dit un jour du poète qu’il était :

Mon âme  aux mille voix que Dieu que j’adore

Mit au centre de tout comme un écho sonore.

En vérité, partout, c’est le bouillonnement des idées. Mais la société européenne dans son ensemble vit dans la béatitude. Joseph Prud’homme dit qu’elle « navigue sur un volcan »: la guerre qui se prépare. Comme les artistes sont des gens sensibles, l’inquiétude est alors sous-jacente. Les animaux sentent les grandes catastrophes bien avant qu’elles ne se produisent.

_ Salvador Dali peint en 1935 Girafe en feu. Prémonition à la guerre d’Espagne.

Picasso change. Son trait devient agressif, cru, violent

_Max Beeckman composé le triptyque Départ entre 1932 et 1935. Deux ans plus tard il devra fuir l’Allemagne nazie.

_René Magritte peint le Minautore en 1937. Trois ans plus tard le symbolisme de cette œuvre devient clair.

 

Toute la souffrance de l’Humanité pousse à la recherche du beau par l’expression. Comment s’y prennent t’ils?    Kandinsky revient aux couleurs. L’objet, il inspire, il est  reflété sous forme de construction géométrique colorée, où d’une silhouette comme Robert Delaunay (1885-1941) peint en 1914 Hommage à Blériot.

L’art abstrait dés 1918 s’est développé surtout en Allemagne et en Europe centrale. Quelques Français s’y sont intéressés vers les années 1930/1933 mais ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que le public l’a découvert. Cependant les peintres attirent l’attention des amateurs d’art: Nicolas de Staël, Bazaine, Fautrier, Maressier, les italiens Magnelli, Fontana et l’Américain Pollock.

 

La peinture américaine.

Pendant deux siècles environ, et même jusqu’à la période actuelle (notre texte est écrit entre 1970 et 1973), les Européens ont presque unanimement considéré que les Américains restaient très en retard dans ce domaine artistique. Ce jugement est sommaire, pour ne pas dire inexact.Certes, au début de la colonisation, les hommes et les femmes qui sont venus peupler le pays ont d’autres soucis. Et, de l’avis général, ce qui compte, ce qui est essentiel pour les pionniers, c’est de labourer, de construire ou de lutter contre les Indiens.  Les premiers colons sont souvent des êtres frustrés, venus là poussés par la misère et parfois l’esprit d’aventure. Les plus évolués viennent d’Angleterre; ce sont surtout des puritains. Le climat moral de la jeune Amérique devait être assez particulier, sain sans doute, mais rude. Il est assez curieux de constater à ce propos que l’Europe, et surtout la France, y déporte des prostituées par bateaux entiers. C’est l’aventure de Manon Lescaut. Or, ces filles en général se mariés et deviennent paysannes. Quelques peintres, huguenots français pour la plupart, vont y chercher la liberté religieuse.

Mais une petite élite intellectuelle est encore à venir, et la classe aisée ou riche qui se crée ne s’intéresse qu’au portrait. Les plus anciennement connus ne datent que de la fin du XVIIe siècle.

Or les premiers établissements, tous anglais, ont été fondée en 1620, alors que, un siècle  auparavant, les Espagnols et les Portugais s’étaient installés en Amérique du Sud. La première école de peinture connue (1725-1740) est donc tout naturellement une école de portraitistes. L’influence est toujours Européenne, c’est à dire hollandaise, anglaise, et allemande.

Apparaissent enfin trois peintres, Copley (1738-1815)West (1738-1820), et Stuart (1755-1828),qui sont les premiers grands maîtres du Nouveau Monde. On peut noter chez eux que se dégage l’influence des courants néo-classique et romantiques dont David, pour le premier, Goya et Delacroix, pour le second sont les plus représentatifs. West est incontestablement le meilleur des trois, et, en 1765 déjà, son atelier fait figure d’école.

 

Au XIXe siècle, la situation n’a guère changé, en ce sens qu’il n’existe pas encore de marché américain de la peinture et que les artistes vont parfaire leur formation en Europe. Mais le paysage acquiert droit de cité. Bien sûr, le réalisme, si naturellement ancré dans l’écriture de l’Américain moyen, règne dans les arts. La plupart du temps, les peintres travaillent chacun de leur côté, ils sont isolés, manquent de moyens. Certains s’expatrient, comme Mary Cassatt et Whisper. Cependant, Eakins( 1844-1916), Ryder (1847-1917)et Homer (1836-1910)apportent quelque chose de typiquement américain, de plus original.

Mais les élites américaines n’ont pas encore reçu le choc. Elles croient d’ailleurs si peu en l’existence d’un art autochtone que les collectionneurs vont acheter en Europe et en France. Mais ce sont eux qui enrichissent et créent les musées des États-Unis. Malgré tout, il naît un art populaire qui fleurit dans certains milieux, surtout protestants, notamment chez les quakers et parmi les sectes allemandes.  Ainsi voit-on souvent des peintres qui s’apparentent très nettement aux naïfs. On peut considérer que la peinture américaine moderne est née grâce à James Abbott McNeill Whistler (1834-1903), qui en 1887 expose en Angleterre une toile baptisée Nocturne en noir et or: la chute du feu d’artifice. Il est apprécié en France depuis 1855, il soulève l’indignation à New-York en 1875. Un critique connu la qualifie impertinente et la considère comme  » un pot de peinture jeté à la figure du public ». A cette époque, elle ne pouvait que surprendre désagréablement. Mais Whistler est apprécié en France, où il est venu se perfectionner en 1855. Son Nocturne en noir et or constitue déjà, et Whistler lui-même l’affirme: « de l’art pour l’art ». A New York, où il l’a présenté en 1875, il a soulevé l’indignation.

On voit que les béotiens français n’ont rien à envier aux béotiens américains! Peut importe l’impressionnisme français a traversé l’Atlantique. Sargent (1856-1925), Mary Cassatt (1852-1926), Théodore Robinson (1852-1896), William Merritt Chasse (1849-1916), Childe Hassan ( 1859-1935) et John Twachtman (1853-1902) sont évidemment influencés mais ils interprètent l’impressionnisme ou le néo -impressionnisme européen avec un tempérament qui leur est propre.

Deux vont être les meilleurs J. Aiden Weir (1852-1919) et l’aquarelliste Maurice Prendergast (1859-1924).

On peut dire maintenant que la peinture américaine moderne est née et qu’elle est dans le même temps devenue majeure. Mais il lui manque sa grande bataille. Elle est engagée en 1913 lors de l’exposition dite  » de l’Armony show », où les modernes affrontent les réalistes conservateurs, c’est à dire  » l’école de la poubelle », selon ses adversaires. L’expression est féroce, et sans doute excessive mais le réalisme s’il n’est pas renversé sur le champs, en reste, comme dirait un boxeur, « knock-out debout »! Toutefois il revivra sous une autre forme. C’est à l’Armony Show que Marcel Duchamps expose son Nu descendant un escalier. Bien entendu le grand public ne comprend à peu près rien à la nouvelle tendance, mais la plupart des jeunes artistes sont gagnés. Toute la peinture américaine en est dès lors bouleversée. Car le mérite de l’Armony show est de montrer à tous les peintres sincères que la technique et les conceptions picturales proprement américaines souffrent d’un manque évident de maturité. Mais celle-ci ne tardera pas à venir. Il survit, au cours des années suivantes, une sorte d’art que l’on peut qualifier à la fois de régionaliste, populiste, nationaliste, gothique, isolationniste, antidécadent et xénophobe qui donne quelques oeuvres intéressantes (car il faut être juste), mais la leçon est comprise. Nous sommes au grand tournent de l’art américain. Il était d’ailleurs fatale qu’un aussi grand peuple vint participer à l’évolution artistique du monde. Nous passeront sur toute la période  où les mouvements européens, impressionnistes, expressionnistes, cubistes, surréalistes, abstractionnisme, etc.; se répandent en Amérique. Il est d’ailleurs assez courant de voir les peintres assimiler l’art européen, ses techniques, ses théories selon leurs critères personnels.

 

L’école de New York

La naissance d’une école typiquement américaine est favorisée par le nazisme d’abord et la Seconde guerre mondiale ensuite. L’un comme l’autre, en effet, font affluer outre-atlantique une foule de gens qui fuient le nazisme et l’invasion. Parmi eux, bien sûr, de nombreux artistes et collectionneurs, notamment une femme qui allait jouer un grand rôle: Peggy Guggenheim . Elle est la nièce de Salomon Guggenhein, l’un des plus grands collectionneurs connus. Elle vient se réfugier à New York avec toute la collection familiale, et en 1942 ouvre au bénéfice de la Croix Rouge la galerie Art of this Century. Cette exposition permanente devient le lieu de confrontation de toutes les tendances de l’art moderne du XXe siècle. On y voit les toiles et les sculptures les plus caractéristiques des meilleurs artistes européens. C’est l’époque dite de l’expressionnisme abstrait où à côté des européens triomphe le plus grand peintre américain Jackson Pollock ( 1912-1956). Avec lui, naît aussi en 1943, action painting, ou penture gestuelle, qui renonce au pinceau! Pollock utilise un panneau percé de tous ou un bâton. Il projette les couleurs d’un geste du bras, non plus à la main.

Mais, vers 1959-1960, naissent de nouvelles tendances qui constituent en quelques sortes un retour aux sources. Sans passé, sans traditions artistiques profondes. L’Américain conserve en lui une sévérité d’origine puritaine sous-jacente. Ainsi naissent l’art pop et l’art minimal . Le premier est, peut -t’on dire, la réhabilitation de l’objet ordinaire, populaire, de l’ustensile quelconque, en même temps qu’une raillerie de la société de consommation. L’art pop, en définitive est un geste dadaïste de révolte. L’art minimal est plutôt « puritain ». Il n’admet que des formes et des couleurs réduites au strict minimum. C’est presque du monochromatisme. Dans le même temps se développe l’abstraction dite  » postpicturale » qui est un retour a la couleur. D’autres mouvements se manifestent également:le conceptuel qui cherche a matérialiser l’expression par des procédés lumineux, des éclairages élèctriques: le land art, qui consiste a intervenir dans la nature en y posant un objet quelconque: la peinture optique, ou op art, dont le dessein est de créer des illusions visuelles; l’art cinétique de Vasarelly, qui aux moyens de figures géométriques suscitent une impression de mouvements, et le collage,  depuis longtemps utilisé, mais qui va aujourd’hui jusqu’à utiliser des objets les plus hétéroclites, sur une planche, une toile , un carton.

Enfin l’Amérique a découvert en 1966-1967 l’art érotique.  Celui-ci revêt bien entendu des formes diverses, le plus souvent fantastiques où l’on retrouve l’influence du marquis de Sade. En résumé  c’est la recherche systématique où la confusion totale. En décider est une question de sentiments, d’opinion. Dorénavant tout est permis, tout est possible dans l’univers de l’art, même de peindre au lance flamme ou à la pelle mécanique! Mais la recherche d’expressions nouvelles a quittée Paris pour New York , au moins pour le moment…

 

 

 LA SCULPTURE ET LES SCUPLTEURS   

 

 

De Rodin à nos jours

Il existe, dans Paris, un musée qui porte le nom d’un grand sculpteur: le musée Auguste Rodin. Vous y trouverez, des sculptures qui ne ressemblent guère à celles que’ vous connaissez. Rodin a fait une sculpture vraie, à la mesure de l’homme, profondément attachée à la vie. Il n’est pas l’inventeur du réalisme, mais son réalisme est différent, consacré à découvrir l’homme intérieur, l’homme qui pense, qui souffre, qui est beau ou laid dans son tréfonds  » le Michel ange français ». A la fois on lui reconnaît son talent, on peut même dire son génie, et la caractère romantique de son oeuvre. Cet homme dont la technique était  parfaite, la pensée profonde et la puissance de travail sans limites, a réalisé a lui seul une sorte de synthèse de la sculpture; telle du moins qu’on la connaissait jusqu’à son époque. Il s’est surtout révélé pour être un precursseur en ce que son oeuvre porte en germe toutes les audaces et toutes les révolutions anti réalistes. Il a été classé parmi les romantiques. Ce n’est évidement pas inexact mais il a été influencé par les impressionnistes, qu’il admirait sans réserve. C’est fort probablement l’Italien Merdardo Rosso (1858-1928) qui est dans ce domaine le véritable précurseur de l’abstraction par sa recherche de la simplification des formes; pourtant il se voulait impressionniste avant tout.

Avant Rodin, les sculpteurs représentaient l’homme tel qu’ils devaient être, l’homme idéalisé. Rodin a eu le courage de montrer l’homme tel qu’il était. Il n’a pas hésité à sculpter, par exemple, le personnage de Vieille Heaulmière qui apparaît dans les vers de François Villon ( 143161465). Toute la décrépitude de la vieillesse dans la misère  apparaît en ce corps flétri, usé, meurtri par l’âge et les privations. Néanmoins, cette sculpture est belle par son émouvante vérité.

…  » ha! vieillesse félonne et fière, Pourquoi m’a si tôt abattue?

C’est d’humaine beauté, l’issue. » La vieille Heaulmière se lamente sur sa déchéance. Ces vers ont été transposés en bronze par Rodin (1840-1917) avec un grand souci de vérité.

Et Les bourgeois de Calais? Qu’est ce que cette sculpture de Rodin, sinon l’image déchirante du sacrifice et de la tendresse humaine? Les édiles de Calais, qui lui commandèrent ce monument pour glorifier l’héroïsme de leurs ancêtres ne furent guère satisfaits lorsqu’ils virent les six figures de bronze qui se dirigeaient vers le supplice, les pieds nus, la corde au cou, sans aucun geste héroïque.  Ils n’avaient pas compris que c’est la simplicité qui exprime le mieux la véritable grandeur d’un geste. Pour la petite histoire, la ville, assiégée par les armées de Édouard III, roi d’Angleterre, avait résisté pendant longtemps. Mais la faim, les épidémies, l’avait forcée à se rendre. Édouard, furieux qu’on lui est tant résisté avait exigé  » que six des bourgeois les plus notables de la ville, pieds bus, tête nue, en chemise et la corde au cou, prêt à être pendus, viennent m’apporter les clefs de leur ville. Je ferai grâce aux autres. »

Eustache de Saint Pierre et cinq autres calaisiens courageux acceptèrent alors de sacrifier leur vie pour leurs concitoyens. Pourtant, le roi d’Angleterre, cédant à la prière de son épouse, d’origine française, leur fit grâce.

Parmi les oeuvres remarquables de Rodin, il faut encore signaler Le Penseur, et la statue de Balzac, refusée par la société des Gens de Lettres qui l’avait commandée, parce qu’elle représentait le grand écrivain dans sa robe de chambre, tel qu’il peinait pour écrire ses romans. Pourtant, le « Balzac » de Rodin exprime bien la volonté du véritable Balzac de  démasquer les corruption et les vices de son temps. Ses traits profondément creusés reflètent avec l’authenticité le génie de l’auteur de la Comédie Française. Par son jeu d’ombre et de lumière Rodin a su rendre a ses sculptures le mouvement et le frémissement de la vie. Rodin a été le grand  précurseur de la sculpture moderne.

 

Petit fils d’un tisserand et d’un chevrier, fils d’un ébéniste, Emile-Antoine Bourdelle (1861-1929) fut l’élève préféré de Rodin, mais il ne tarda pas à se détacher de son maître pour créer une sculpture aspirant à la grandeur. L’Eraklès Archer est la statue qui l’a rendu célèbre. Cet athlète qui bande son arc, prêt à lancer sa flèche vers le ciel. Il reste en équilibre dans l’air, appuyé d’un pied sur la crête d’un roc. Son corps tendu, aux muscles vigoureux, proclame dans un mouvement hardi, le triomphe de l’adresse et de la volonté de l’homme.  Héraklès, demi-dieu de la mythologie grecque, fils de Jupiter et d’Alcème est réputé pour sa force et ses exploits héroïques. Il était si robuste qu’il étouffa de ses mains le lion Némée. Il tua l’Hydre de Lerne et trempa son arc dans le sang de la bête pour que les blessures infligées par ses flèches soient mortelles. Ainsi réussit-il à abattre les oiseaux à bec de fer du lac de Stymphale. Bourdelle a choisi ce dernier exploit pour l’évoquer dans sa sculpture. Mais son Héraklès n’est qu’un demi-dieu. C’est un sportif parfait, un athlète de nos jours, un homme dont nous admirons la vigueur et l’élan.  Le monument du général Alvear à Buenos Aires, la Vierge à l’Offrande, érigée sur une colline d’Alsace, les reliefs du théâtre des Champs Elysées et ceux de l’Opéra de Marseille, ainsi qu’un monument consacré à Paris au poète polonais Mickiewicz, pèlerin de la liberté, comptent parmi les plus belles réussites de ce grand artiste, dont Rodin disait qu’il était  » un poète impétueux, un éclaireur de la liberté ».

 

Un autre excellent élève de Rodin fut Charles Despiau dont les portraits en bustes et les belles figures ont un charme discret, une délicatesse et une vérité saisissante. Si vous allez au Jardin des Tuileries, vous pouvez voir des statues de femmes, bien charpentées, éclatantes de jeunesse, calmes et sereines dans leur beauté ensoleillée, qui rappellent les sculptures de la Grèce antique. Elles sont l’oeuvre du grand sculpteur Aristide Maillol (1861-1944), fils de vignerons de Banyuls, qui chanta dans la pierre son amour de la vie.

Et si vous aimez les bêtes vous en trouverez de ravissantes dans les sculptures de François Pompon (1865-1933). Il nous a expliqué lui-même comment il travaillait:  » pour saisir le mouvement de la vie de l’animal, je le suis, mon petit établi fixé à mon cou par une ficelle, et je le travaille en marchant, n’ayant d’yeux que pou la bête ». Mais tout en observant de si près les animaux, Pompon ne se contentait pas de copier les formes. Il les simplifiait, en les dépouillant de tous les détails inutiles, et construisait ses sculptures avec une science, un amour et une naïveté qui les rendaient d’autant plus attachantes.

 

Chose assez inattendue plusieurs peintres jouent  dans la naissance de la sculpture moderne un rôle qui n’est pas négligeable. Ce sont Daumier, Degas, Matisse, Picasso, Renoir et Max Ernst. Chacun d’eux essaient d’appliquer à cette forme d’expression les théories qu’il défend en peinture. Ils ont le grand mérite de montrer par quel chemin les recherches de la nouvelle sculpture pouvait passer. En composant une tête de chévre avec un crâne de vache, une selle et un guidon  de bicyclette . joindre photos et vidéo de la dernière exposition à Montpellier  » Donner à voir ».

 

 

 

Marcel Gimond (1894-1961) affirme une nette tendance à la simplification des formes, mais ennemi de toute abstraction, il se refuse à dépasser ce stade.

Ce besoin de simplification fut ressenti également par d’autres sculpteurs peu avant la première guerre mondiale de 1914. Ces artistes observèrent que dans  la nature beaucoup de choses ont de formes visiblement géométriques: les arbres celles des cylindres, les montagnes de cônes, les galets ont formes sphériques ou ovoïdes . Dans ce cas ils ont raisonnés, l’art devrait-il s’arrêter à l’apparence des choses , rendons lui plutôt sa vraie structure. Mieux vaut exprimer directement les formes géométriques pures qui représentent la structure intime des choses. Ils commencèrent ainsi à figurer le nez par un triangle, l’oeil par un cercle, la tête par un carré, un rectangle ou un ovale; un nageur plongeant dans l’eau par une ligne incurvée, le corps d’un bouledogue par un cube. Les artistes qui construisirent ainsi leur sculpture en cylindres et en cubes  prirent le nom de cubistes.

 

 

 

Le cubisme apparaît avec Marcel Duchamp-Villon (1876-1918), sa Femme assise (1914) est une application personnelle de la géométrie cubiste.

Ce fut une grande révolution dans l’histoire de l’art, l’un de premiers grand artisan de cette révolution est Constantin Brancusi (1876-1957) . Né en Roumanie de souche paysanne vient en 1904 à Paris en faisant la route à pied. Il y demeura jusqu’à la fin de sa vie.  Brancusi à sculpté un oiseau en plein vol . Il lui donna la forme d’une fusée.  A cette époque on ne connaissait pas encore les fusées, Brancusi inventa cette forme pure prête a se lancer dans l’espace.

Jean Arp ( 1887-1966)polit harmonieusement la pierre  qu’il fait onduler de manière à évoquer, à suggérer des formes que l’imagination traduit à sa fantaisie. César Baldaccini, de Marseille, connu sous le nom de César, invente des assemblages d’objets trouvés et les transformes en reliefs étonnants, composés de vieille carrosseries d’automobiles, de pierres de ferrailles et de débris de métaux soumis à la presse automatique.  » J’improvise la matière ».

Emile Gilioti, Etienne Hajdu et d’autres le suivirent dans cette voie et créèrent en pierre lisse ou en métal finement poli, des oeuvres d’une étrange beauté.

L’un des important sculteurs cubistes est Henri LAURENS dont vous pouvez admirer au musée d’art moderne, les figures aux formes arrondies en volumes géométriques.  De nombreux artistes de tous les pays du monde furent attirés par la révolution qui s’accomplissait alors à Paris. Osip Zadkine, (1890-1967) né à Smolensk, en Russie, s’établit à Paris en 1909. ……………………………………………………………………….à l’époque du texte, il y vit et travaille. Zadkine construit ses sculptures comme des arbres auxquels il attribue des sentiments humains.  Son monument le plus célèbre La Ville Détruite  évoque le martyr de Rotterdam, l’une des principales villes de Hollande détruite par un bombardement en 1940 .Zadkine réussit à donner à son oeuvre une expression torturée, en bannissant toute courbes, seules les paumes des mains tordues sont arrondies.  Un trou béant s’ouvre au milieu de cette statue symbolisant son coeur déchiré. Ce monument disait Zadkine  » est un cri d’horreur devant l’atrocité inhumaine et aussi une leçon pour l’avenir, pour les lendemains de ceux plus jeunes que nous »; La Ville Détruite est considérée dans le monde entier comme le monument le plus émouvant monument contre la guerre.

Les sculptures espagnols, pour lesquels le travail du fer est une tradition nationale, ont souvent utilisé ce métal, qu’ils ajouraient et modelaient au marteau souvent à angle droit. Ainsi est composé  l’Arlequin à la flûte  de Gargallo (1881-1934).

 

Jacques Lipschitz , l’un des plus célèbres sculpteurs cubistes comme  Antoine Pevsner (1896-1962),, qui construit ses sculptures comme des machines, sont également venus de Russie à Paris, ils ont utilisé  pendant de longues années avec des feuilles de métal.

Le Suisse Alberto Giacometti, élève de Bourdelle, évoque un monde fantastique dans ses figures filiformes.

L’Américain Alexandre Calder invente des « mobiles », feuilles reliées entre elles et suspendues au plafond par des fils de fer blanc tournant comme des girouettes  et « stabiles » .

Jusqu’en 1940, Paris avait toujours constitué un rôle d’attraction artistique, mais ensuite l’Amérique, la Belgique, l’Italie, L’Allemagne, et l’Espagne ont fourni dans tout les genres des artistes. Dans ces pays ces tendances se succèdent, se mélangent et s’opposent souvent. Ainsi le Belge Meunier (1831-1905)  est à la fois un réaliste et un lyrique, alors que son compatriote Vantongerloo (1886-1965) est de tendance abstraite. De même en Allemagne, où les arts plastiques constituent une longue et riche tradition Kathe Kollwitz (1867-1945) s’inspire de l’art médiéval. Karl Hartung est obsédé par la sphère, Arno Breker reste fidèle au néo-clacissisme.

Le Suédois Gunnar Nilsson s’est signalé à Paris par la pureté de ses formes qu’il donne à ses statues de femmes.

Très intéressante aussi la sculpture Italienne , généralement subtile, parfois dépouillée,héritière d’un patrimoine considérable où elle trouve des sources d’inspiration  Berto Lardéra assemble de grandes plaques de tôles en rythmes et mouvements accordés selon une harmonie musicale.

L’art précolombien inspire les Mexicains. C’est parfois une véritable résurrection!

l’Anglais Henri Moore cherche les lois du rythme dans les pierres, les arbres et les plantes, ses sculptures percées de trous béants sont comme des rocs ayant pris des formes humaines.

 

Dans les années 1950 la pierre et le bois restent tout de même des matériaux traditionnels qui conservent leur prestige et leur noblesse. Certains s’essaient au cinétique, qui consiste a animer électriquement des montages.

 

Ils sont nombreux à chercher la  » monumentalité » en s’installant sur un site. Dans la ville de Grenoble, au milieu de ce contexte architectonique se sont installés Tinguely et Calder.

 

On a donné différents noms, tels que futurisme, expressionnisme, surréalisme, constructivisme… à toutes ses recherches des artistes de notre temps.

 

 

Le cinéma

Les grands inventions du cinéma sont presque toujours l’accroissement de longues recherches. Le cinéma ne fait pas exception. Depuis longtemps, en effet, les savants, c’est à dire les physiciens avaient remarqués la persistances des effets lumineux sur la rétine . C’était la base de départ pour tout ceux qui recherchait le moyen de jouer avec des lignes différentes des autres., l’illusion d’un mouvement. Le premier physicien qui obtient ce résultat est le Belge Joseph Plateau (1801-1883). En 1832, il conçu un appareil qu’il baptisa selon l’usage d’un nom tiré du grec: phénakistiscope, composé de Phenakidzein, tromper, et de Skopein, voir. Il s’agissait de quelques disques tournant devant un miroir. Parmi de nombreuses tentatives de même genre, on peut citer le théâtre optique (1881) de Reynaud, ou praxinoscope qui projetait des images animées sur un écran. Notons encore le fusil photographique de Marey (1887)+++ qui avec la pellicule mobile mais non perforée préfigure la caméra.

EDISON , lui aussi invente en 1892 un kinétoscope fort ingénieux mais son film qui se déroule sous une lentille ne peut être vu que par un seul spectateur. Bref dans tous les pays on cherche. Mais il faut arriver au 22 mars 1895 pour pouvoir dresser l’acte de naissance du cinéma. C’est le jour ou après de longues études les frères Louis et Auguste Lumière présentent leur appareil chronophotographique devant une commission présidée par le propre président de l’Académie des sciences. Ce sera le 28 mars qu’ils projetteront L’Arroseur arrosé, de la Sortie des usines Lumière et de l’Arrivée d’un train en gare de la Ciotat. L’invention des frères Lumières était parvenue à un tel degré de perfectionnement que leur caméra placée sur trépied constituait en même temps un appareil de projection. Elle servait aussi aux tirages des films positifs et ceux-ci s’en roulaient dans une boîte métallique placée à l’intérieur. Le mécanisme était mis en place par une manivelle, et le film ou la pellicule selon le cas, défilait derrière un objectif. Un obturateur synchronisé avec le passage de l’image interceptait les rayons lumineux le temps qu’une image fut remplacée par la suivante.

Si par la suite de multiples améliorations furent apportées à l’appareil des frères Lumière grâce aux progrès de toutes les techniques il n’en demeure pas moins que les principes même de l’invention demeurent inchangés.

  • Personne ni même les frères Lumière ne se doutent que venait de naître l’une des plus colossales  industries au monde.+++ Un an après en 1896, la présentation de l’appareil de Georges Méliès voyant tout les truquages que le cinéma rend possibles, fonde la STARFILM et le premier studio à Montreuil-sous-Bois.
  • Observation/ Le cheval est un pégase, un « galot volant », son jockey est peint avec beaucoup d’émotions sur le Derbty d’Epson, Géricault le peint également en 1821, comme le feront Degas et Monet. Stubbs fascina Géricault qui créa des liens avec l’ Angleterre hippique, faisant notamment école auprès de deux artistes , les premiers vrais spécialistes de genre: Alfred de Dreux, puis René Pinceteau. Henri Loyrette, spécialiste de Degas et commissaire de l’exposition Peintre des courses  Stubbs, Géricault, Degas au Domaine de Chantilly : « Si Monet demeure attaché à la retranscription de la frénésie des courses, Degas déclare quant à lui la focale, s’intéressant plus à l’attente, à la préparation devant le spectacle…Mais après l’étude de Stubbs est porté par un physiologiste français, Etienne- Jules Marey (1830/1904) qui veut comprendre la locomotion des chevaux. Il équipe leurs sabots de capteurs pour décomposer le mouvement grâce à ce nouveau médium qui fait désormais fureur, la photographie. Va t’on enfin comprendre les ressorts du galot?Et si oui, est-il réellement volant comme le raconte les artistes depuis si longtemps? à cette question,un mordu de courses entend absolument obtenir une réponse…Magnat du chemin de fer californien et propriétaire d’une écurie, Leland Stanford (1824-1893) observe avec attention les chronophotographies de Marey et veut en avoir le coeur net. Il fait venir sur son hippodrome de Sacramento le photographe Britanique Eadweard Muybridge (1830-1904) pour mener à son tour l’expérimentation. Le verdict tombe: si le cheval vole une fraction de seconde, ce n’est certainement pas dont les peintres l’ont figuré. Publié en 1878, présenté en France son travail sonne comme un coup de tonnerre.  La polémique glisse le terrain dec l’esthétisme. L’artiste Ernest Meissonier, chantre de la peinture militaire, se range du côté de la science, vitupérant contre ses collègues qui ignorent ainsi le  réel! article et photos dans Beaux Arts magazine de juillet 2018.

En 1902, son film Le voyage dans la lune connaît un succès fabuleux . C’est Méliès qui premier producteur de film invente la surimpression, le fondu, la synchronisation avec un phonographe.15359021305871708757154-1.jpg

S’il avait disposé alors de tous les moyens techniques connus, il ne serait pratiquement pas resté grand chose à inventer dans ce domaine. Les premiers industriels du cinéma font leur apparition avec Charles Pathé et Léon Gaumont. Entre 1899 et 1902, ce dernier produit trois cents films. En 1905 le grand acteur comique Max Linder entre chez Pathé. Le premier film américain  The Great Train Robbery est réalisé en 1903 par Edwin S.Porter, cameraman d’Edison. Ajoutons que si en 1895 la première salle de cinéma fut celle du Grand Café de Paris, boulevard des Capucines , la seconde a été installée à Lyon 1 rue de la République et ouverte le 25 janvier 1896. Détail curieux, la ville de Lyon a joué un rôle important dans la solution des plus importants des problèmes techniques posés aux frères Lumière. C’est celui de l’entraînement à la fois régulier et intermittent de la pellicule. Or c’est en pensant aux bandes perforées des métiers à tisser utilisés par les canuts lyonnais que Louis Lumière reçut la révélation tant attendue par lui-même et son frère. S’ils étaient restés dans leur Franche-Conté natale, leurs recherches auraient-elles abouti? Quoi qu’il en soit, le XIXe siècle n’est pas terminé que commence aux Etats-Unis la bataille du cinéma. Edison qui a tenté de constituer un trust de brevets plaide contre les producteurs et les propriétaires de salles qui veulent voler de leurs propres ailes. Ce sont eux qui gagnent et se lancent aussitôt dans la grande production. Prenant sous contrat les acteurs populaires, ils font des films de longue durée, des ciné-romans à épisodes qui tous sont déjà remarquables par leur qualité technique.

De ce moment datent les grandes sociétés telle que la Paramount et celle qui devient la Metro Goldwyn-Mayer. Les fondateurs , Samuel Goldwyn,  Adolf Zuker, Marcus Loew, d’autres encore peut-être moins connu étaient des propriétaires de salles que les  Américains baptisèrent nickel odeons parce que le spectacle essentiellement populaire ne coutait que quelques monnaie de nickel.  En 1911 ils installent leur compagnie à Los Angeles dans un faubourg appelé Hollywood. C’est de la qu’ils vont partir à la conquête du monde.

Jusqu’en 1914, le cinéma français garde quand même sa suprématie surtout grâce à la série des Max. Et Louis Feuillade lance Fantomas . Spécialisés dans le film historique les Italiens font des« kilométriques ».

Les bandes comiques face à l’arrivée des films kilométriques

 

Les Américains étonnés du succès leur achètent Cabiria qui constitue pour eux un sujet d’étude, et un exemple dont ils sauront se servir. Les Suédois produisent d’excellentes oeuvres qu’ils tirent de leur propre littérature. Les Allemands manifestent dès le début une maîtrise remarquable mais ,c’est au moment ou s’estompe chez eux les conséquences de la guerre qu’ils peuvent produire des films demeurés depuis célèbres. C’est en 1920  Le cabinet du docteur Caligari de Robert Wiene, Nosferatu le vampire, de Murnau, en 1922; les Niebelungen, de Fritz Lang, en 1924. Aussi, les grandes compagnies américaines dont la puissance financière est devenue énorme à la faveur de la guerre, attirent-elle les grands metteurs en scène et les plus célèbres acteurs Suédois et Allemands: Greta Garbo, Emil Jannings, Ernst Lubitsch, Pola Negri, Marlen Dietrich. Dans le même temps le cinéma soviétique, Serge Eisenstein donnent aux cinéphiles deux chefs d’oeuvres: Le Cuirassé Potemkine et Octobre qui sont respectivement de 1925 et 1927;.

 

A Hollywood règne Griffith, qui connaît nombreux succès avec des films a grand spectacle. Ils commencent à coûter des fortunes mais ils rapportent. Naissance d’une nation tournée en 1915 et une immense fresque historique et romancée, grandiose et célèbre. Avec elle et avec Intolérance, du même auteur, autre fresque monumentale de 1916, nous découvrons un langage cinégraphique nouveau et impressionnant.img-20170717-wa0002 Dès  1912 Mack Sennett qui découvre Charlie Chaplin et d’autres grands comiques fait rire le monde entier avec ses comédies. Et le monde rit d’autant mieux que nous sommes encore au temps du muet. Or le comique est tout entier dans la situation, le geste, le gag. C’est le gros avantage du cinéma muet qui n’avait besoin d’aucun doublage, pouvait diffuser tout ses films dans tout les pays du monde et se mettait à la portée de tous.

L’invention de la pellicule ininflammable, en 1908 par une grande société Allemande constitue  un progrès considérable pour l’industrie du cinéma. Jusqu’alors on utilisait des films en nitrocellulose ( celluloid) qui prenaient feu avec une soudaineté incroyable. En effet l’arc électrique devant lequel passait la pellicule dégageait une forte chaleur. Normalement le film défilait assez vite pour ne pas s’échauffer mais il suffisait d’un ralentissement ou d’un blocage du mécanisme pour provoquer un incendie tournant parfois à la catastrophe. C’est ainsi que prit feu à Paris le 4 mai 1897, Le Bazar de la Charité ou 117 personnes périrent carbonisées parmi lesquels la duchesse d’Alençon.

L’industrie cinématographe mit plusieurs années à adopter le film ininflammable mais se fut un sacrifice auquel il fallut consentir. D’autre part, dans le même temps que se développe le burlesque, Thomas Ince,Thomas Ince invente le western, rempli de chevauchées, de batailles, au cours desquelles les cow- boys et la cavalerie fédérale accomplissent toutes sortes de prouesses, ou le méchant peau rouge est toujours vaincu et où tout est bien qui finit bien. Mais le cinéma d’Hollywood met dans son jeu un atout considérable, il a très vite compris que cette foule  a besoin d’un culte . Il faut donc créer des dieux et des déesses, c’est à dire de grandes vedettes, du spectacle dont le nom seul fait rêver les âmes et attire la clientèle populaire dans les salles obscures. On fabrique ces divinités a grand renfort de publicité, plus ou moins scandaleuse, si nécessaire, car seul le résultat compte. D’ailleurs beaucoup de ces vedettes sont judicieusement choisies et ne manque ni de charme physique, ni de tallent.

Parmi les hommes, deux noms sont à ce propos exemplaires: celui de Rudoff  Valentino le séducteur latin par excellence; et celui de Douglas FairbanksDouglas Fairbanks qui incarne la virilité et l’élégance anglo-saxonne. Leur photographies sont dans la chambre de millions de femmes. Que d’hommes rêvent de leur ressembler. Mais la popularité de Charlie Chaplin (Charlot) de Buster Keaton, et de Harold Lloyd, les grands comiques du siècle est en vérité de meilleurs aloi. Parmi les stars, Mary Pickford, une jolie petite actrice,  et spécialisée dans les rôles de toute jeunes filles. La presse l’a surnommée  » la fiancé du monde ». Quant à Greta Garbo, la grande blonde nordique, on l’appelle  » La Divine ».

 

 

Les premiers films en couleurs datent des toutes dernières années du XIXe siècle, Georges Méliès et les frères Pathé ont coloriés des pellicules à la main. Il est évident que l’exploitation industrielle en était impossible, mais on sait que la couleur a préoccupée dès le début , les gens du cinéma. Hebert  T. Kalmus , qui en 1917 invente par un procédé chimique , le Technicolor. D’autres méthodes, d’autres procédés ont été mis au point mais il faut attendre 1938 pour que le film réalisé en couleur soit présenté au public. La grande révolution est venu avec le parlant. Là auusi les premières recherches viennent du nouvel art et Edison  , Gaumont, Pathé se sont attaqués au problème sans trouver de solutions vraiment pratiques. Enfin en 1927 aux Etats Unis, la société Vitaphone réussit, a mettre sur le marché ce que l’on peut appeler le premier film sonorisé, parlant et chantant enregistré sur disques: Le chanteur de jazz. L’Europe le voit sur ses écrans et l’écoute en 1929. La même année d’autres sociétés Américaines et Allemandes  exploitent différents systèmes : l’enregistrement sonore optique, ou encore l’enregistrement magnétique sur la pellicule . On arrive cette fois à frôler la perfection technique et dés 1930 devant le goût que manifeste le public pour ce nouveau genre ; les sociétés productrices ne font plus que des productions dont les chansons et la musique constitue l’argument principal . Remarquons que l’apparition du parlant crée tout d’abord chez les artistes une espèce de panique. Ils se rendent parfaitement compte qu’il s’agit là d’un art nouveau où tous ne trouverons pas leurs places, sauf en changeant leur mode d’expression, ou même encore par obligation. L’exemple de Charly Chaplin est typique. Ses films reposent des gags et lui même est plus un mime qu’un acteur. Des comédiens même célèbres ne possédant pas de voix phonogénique où ne sachant s’exprimer que par leur jeu scénique verront leur carrière s’arrêter là . On assiste dans le septième art a l’arrivée d’étoiles montantes venus du théâtre parce que leur voix est plus belle, leur jeu plus sobre et que les cachets du cinéma sont plus rémunérateurs. Il est vrai qu’au début du muet la plupart des acteurs ont dédaigné, et même souvent méprisé le film. D’aucun, non des moindres, ne se gênaient pas de déclarer qu’il n’attirait les cabots laissés pour compte. Quelques metteurs en scène, tel René Clair,ont aussi exprimé des réserves  affirmant  que le cinéma muet était avant tout un art du mouvement est qu’avec le parlant il risquait de s’enliser dans un genre trop statique. C’est exactement ce qui se produit avec avec la comédie de boulevard, l’opérette ou la revue de music-hall. Les compagnie Américaines qui au début craignent de perdre le marché mondiale se hâtent de mettre au point une bonne technique de doublage des voix et cela bien entendu en plusieurs langues. Elles sont dans le même moment contrainte de fabriquer des films a vitesse accélérée, car l’engouement du public pour le parlant devient considérable. Il faut répondre au besoin d’autant plus que pendant l’espace de temps  ou l’industrie Américaine a dû s’adapter, les cinémas nationaux en France et en Allemagne notamment ont connu un regain d’activité. Mais il s’agit d’un feu de paille car l’Europe ne peut lutter contre la production américaine dont les moyens financiers sont, ou paraissent sans limites. En outre on assiste au débauchages de la plupart des cinéastes européens qui émigrent aux USA. Les Allemands sont d’ailleurs poussés à s’expatrier par la montée du nazisme. On sait que la politique culturelle nationale-socialiste impose un art purement « aryen » conforme au génie germanique.

 

 

 

L’espace, les Arts, les inventions après la naissance de Séraphin.

1. Avant 1914.

 

1748: traité d’Aix la Chapelle

1716: Création du premier journal italien, Le Diaro de Roma

1728: Vitus Behring découvre le détroit qui porte son nom

1731: Traité de Vienne

1751: Voltaire entreprend « Siècle de Louis XIV »

1751: Benjamin Franklin -Expériences et observations sur l’électricité »

:publication de premier volume de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert

1752: L’Angleterre adopte le calendrier grégorien

1753: Fondation de la bourse de Vienne

1754: Guerre Franco-Anglaise en Amérique du nord

1755: Tremblement de terre à Lisbonne

1755: Début de la guerre de sept ans

1759: Ouverture au public du British Museum

1760: Occupation  russe de Berlin

1766: Rousseau « Le combat du siècle »

« émile » « Pygmalion »

1763: Le Canada est cédé à la Grande Bretagne

1764: Voltaire « Dictionnaire philosophique »

Mort de Rameau

1776: Sturn und dran, pièce de Maximilien Kinger

« Les souffrances du jeune Werther » Goethe

1780: « Les Brigants » Schiller

1782: Les frères Mongolfier inventent le ballon à air

1787: Nouvelle contribution fédérale aux États Unis

1789: Révolution française

George Washington est élu président des États-Unis

1791: Déclaration des Droits de l’homme

Mort de Mozart

Le Théatre de la cour grand-mère ducale est inaugurè a Weimar.

1794: Abolition de l’esclave dans les colonies françaises

1800: Mort de Dominique Séraphin (1747/1800 Longwy-Paris) il a été le véritable fondateur en France des Ombres Chinoises.

1802: Napoléon premier consul

1803: La Louisiane est cédé aux États-Unis

La Grande Bretagne déclare la guerre à la France

1804:  Napoléon est couronné Empereur

Schiller: Guillaume Tell

1807: Madame de Staël : Corinne

1808: Goethe : Faust première partie

1809: Napoléon divorce d’avec Joséphine.

1810: Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche

1811: Goethe Poésie et vérité

1812: Conte de Grimm, Contes d’enfants et du foyer

1814: Abdication de Napoléon et exil à l’île d’Elbe

1815: Défaite de Waterloo, Napoléon est exilé à St Hélène

1816: Indépendance de l’Argentine

1817: Indépendance du Venezuela

1818: Indépendance du Chili.

1820: Révolution en Espagne et au Portugal

Lamartine, méditations poétiques

1821: Indépendance du Pérou, du Guatemala, de Panama

Mort de Napoléon

1822: Indépendance du Brésil

Eugène Onéguine, Pouchkine

1824: Charles X, roi de France

1825: Mort d’Alexandre 1er de Russie

1828: Première de Faust, Goethe 1ere partie

1829: Début de la Comédie Humaine de Balzac

Victor Hugo, Les Orientales

1830: Révolution de juillet

Lamartine, Harmonies poétiques et religieuses

1831: Victor Hugo, Notre dame de Paris

1832: Deuxième partie de Faust

1833: Abolition de l’esclavage dans l’Empire Britannique

1836: Dickens, Les aventures de M.Pickwick

1837: Télégraphe morse

1838: Delacroix, Entrée des croisés dans Constantinople

1839: Edgar Allan Poe, Histoires extraordinaires

Stendhal, La chartreuse de Parme

1842: La Chine cède Hong-Kong à la Grande Bretagne

1844: Premier message télégraphique

Alexandre Dumas, Les trois mousquetaires

1845: Dumas, Le Conte de Monte-Cristo

1846: Première utilisation de l’éther en anesthésie

1847: Charlotte Brontë, Jane Eyre

Émilie Brontë, Les hauts de Hurlevent

1848: Première convention des Droits de la femme

Marx et Engels, Manifeste du parti communiste

1849: Courbet, Les casseurs de pierres

Dickens, David Copperfield

1853: Guerre de Crimée

1855: Première exposition Universelle

1857: Charles Beaudelaire , Les fleurs du mal

Flaubert, Madame Bovary

1858: Compagnie du Canal de Suez

1859: Darwin, l’Origine des Espèces

1860: Indépendance politique de la Bohème

Édouard Manet, Le chanteur espagnol

1861: Guerre de Sécession

1862: Hugo, Les misérables

1863: Manet, Olympia

1864: Karl Marx, fondation de l’Internationale ouvrière

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Toltoï , Guerre et Paix

1865: Assassinat d’Abraham Lincoln

1866: Dostoïevski, Crime et châtiments et L’Idiot

1867: Marx, Le capital

1868: Jame Tissot, Le cercle de la rue Royale

1869: Premier concile du Vatican

Ouverture du Canal de Suez

1871: Guillaume 1er proclamé empereur d’Allemagne

1872: Guerre civile d’Espagne

Alexandre Daudet, Tartarin de Tarascon

Nietzsche, La naissance de la tragédie

Henri Cernuschi est le fondateur de la banque de France (1871) qui fusionne cette année avec la banque de Crédit et de Dépôt des Pays Bas. Cette fusion devient la Banque de France et des Pays Bas…Paribas. il va léguer sa collection et sa maison à la ville de Paris en 1898. Cette collection est une des plus importantes collections de bronze d’Europe unique de peintre représentant la Chine impériale sous Ming (1368/1644) et Quint (1644/1717). En 1851, il s’est opposé au régime de Napoléon III c’est pourquoi il a été emprisonné. Il était alors avocat au barreau de Vesoul. Il défend en 1858 Proudhon- qui avait publié « de la justice dans la Révolution et dans l’église ». Il défend un groupe blanquiste formée de Tridon, Raoul Rigault Longuet, Protot… Mais il sera trahi par R.Rigault qui le fera exécuter.  Il est lié à Gustave Chaudey qui est le directeur au Siècle. Le décret d’Emmanuel Arago( ministre de la Justice dans le gouvernement de défense nationale de 1870-  1871) le naturalise français. C’est justement ce Gustave Chaudey qui a donné l’ordre de tirer sur la foule en janvier 1871 ( lors de la manifestation contre la décision du gouvernement de défense nationale d’offrir aux Prussiens la capitulation de Paris qui a dégénéré)  à l’hôtel de Ville. Cernuschi est alors maire du 9em. Il a été arrêté en avril par les communards. Cernuschi a failli être exécuté pour ses liens avec cet homme. Il est parti alors en Chine.

C’est Henri Cernuschi qui a donné dans sa maison au numéro 7 de la rue Velasquez le premier bal éclairé à l’électricité.

J’ai visité la maison, il y a un joli buste, de belles vitrines, un tableau tactile…on voit des objets de Chine, Corée, Vietnam, et le bouddha de Meguro.

 

1873: Proclamation de la République d’Espagne

Toltoï commence Anna Kārenine

1874: Première exposition Impressionniste à Paris dans l’atelier de Nadar. Pissarro est le doyen du groupe.

Naissance de Arnold Schönberg. On le sais compositeur , roi du dodécaphonisme . Le viennois a été exposé au musée  d’art et d’histoire du judaïsme en 2016. Il fut un peintre considérable, complice de Kandinsky.

1875: Création du Parti Social Démocrate Allemand

Anna Kārenine est terminée

Les techniques photomecaniqiques commencent à se répandre .

1876: Invention du téléphone par Bell

Pierre Auguste Renoir (1841/1919) artiste peintre impressionniste, marié à Aline Charigot en 1890. Ses enfants sont Pierre, Lucienne, Claude et Jean. Il peint Le Moulin de la Galette. Son maître était Charles Gleyre (1806/1874 en Suisse). Alfred Sisley, Claude Monet, Bazille, Ludovic-Napolėon Lėpic sont formés dans son atelier, et deviendront des peintres impressionnistes. Renoir est un peintre figuratif plus interressé par la peinture de portraits et de nu féminin que par celle de paysage. Vidéo YouTube : les grands maîtres de la peinture. Renoir à 60 ans de peinture – 4000 peintures.

Renoir c’est aussi Bazille, Charles le Cœur, Henriette Enriot.       ( actrice), Henri Rivière, Choquet( collectionneur), Jeanne Samari. * Le Moulin de la Galette est installé rue Cortot. Renoir prépare ses tableaux dans le jardin parsemé de pavot et de marguerites. * Sortie du Conservatoire. * La petite Samari exposé au Salon de Madame Charpentier. Il peint la rêverie de Madame Charpentier et Madame Charpentier et ses enfants en 1878. *1883: Danse a Bougival ou Suzanne Valadon pose et Danse aux Salon.* Puis il a l’impression de ne plus savoir dessiner. Il sent être arrivé au bout de l’impressionnisme, être dans l’impasse. Il entre alors dans une période dite ingresque ou Autre qui culmine en 1887 lorsqu ‘il présente ses fameuses Grandes Baigneuses à Paris. Puis se tourne vers une peinture plus classique. * Jeunes filles au piano.*Les Bérard, Paul et Margo, leur fille Berthe. Peinture La Seine à Chatou .*son fils Jean naît en septembre 1894, il sera metteur en scène.* Il voyage avec Paul Lotte.* Mendès ( poète et impressariot ). Cagnes sur Mer en 1908.*Charles Camoin, peintre (1879/1965)+loin..ils se rencontreront en 1918. *Gabrielle 🦊. Renoir sclupte Aline Renoir avec Richard Quinau. * La nourisse des enfants Gabrielle pose dans 200 tableaux, elle habitera plus tard avec Jean (1941 ) aux États-Unis. * Lerolle Henry ( peintre collectionneur français) 1848/1929.

Stéphane Mallarmé, L’après midi d’un fauve

Twain, Tom Sawyer

1877: Edison invente le phonographe

1878: David Hughes invente le microscope

1879: Dostoïevski, Les frères Karananov

Naissance de Charles Camoin, peintre ( 1879/1965). Il avait détruit et abîmé ses toiles. Récupérées en morceaux par n’importe qui ,puis revendues au marché aux puces… Elle réapparaîtront mais Camoin n’en assumera pas la paternité. Il s’en suivra un procès ainsi qu’une jurisprudence qui donnera raison au peintre * l’auteur reste maître, malgré l’abandon de son œuvre de faire respecter ses droits. ‘  Il  en restera célèbre.

1880: Pavlov lance ses expériences sur les réflexes conditionnés

Guy de Maupassant, Boule de suif

Auguste Rodin, Le penseur

Zola, Nana

 

Le mouvement décadent se situe dans les années 1899_1900. Appartient à ce groupe sans chef Huysmans, Barbet d’Auvervilly, Villiers de L’Isle-Adam, Rollinat, Bloy Laforgue et un chrétien Floupette, qui n’a jamais existé, non plus que ses poèmes et qui est en fait le pseudonyme de deux faiseurs de blagues associés : Henri Beauclain et Gabriel Vicaire qui écrivent  » Les Déliquescences d’Adorė Floupette » 16 poèmes décadents.  Parodie Collective de Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, ils ridiculisent le pessimisme morbide, le language affecté, les obcuritės lestés et provocatrices.

1881: Assassinat du tsar Alexandre 1er

1883: Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

Stevenson, L’île au trésor

1884: Pasteur invente le vaccin contre la rage

Joris Karl Huysman, À Rebours

Inauguration du Salon des Indépendants

Georges Seurat, Une baignade à Asnières

Auguste Bartholdi, La statut de la liberté

1885: Zola, Germinal

1886: Inauguration de la Statue de la Liberté

Loti, Pêcheurs d’Islande

Édouard Drumont, La France juive- un best-seller de la fin du XIXem siècle. Il intervient en France dans un contexte de crise morale qui suit la défaite de 1870, de crise religieuse consécutive à la laïcité voulue par la Troisième République et l’émergence d’un libéralisme économique qui se traduit par un malaise et des tensions sociales. La responsabilité du krack retentissant de L’Union Générale en 1882 est imputée notamment par Drumont à l’action délibérée de la banque Rothschild.

Arthur Rimbaud, Les Illuminations

Jules Vallès, l’Insurgé

Georges Seurat, Un dimanche à la Grande Jatte

Vincent Van Gogh (1853-1890), le 14 juillet

1887: Antoine (Limoges 1858, Pouliguen 1943) créé Le Théâtre Libre.

Fermeture du premier Chat Noir, où Henri Rivière a été metteur en scène-scénographe depuis 1886. Le Petit magazine « L’Estampe Originale   » mis en vente le 1er mai 1888 fut créé par Auguste Lepère, Félix Braquemard, Daniel Vierge et Tony Bertrand…. Il y a des gravures en couleur et Henri Rivière réalise  » Les 36 vues de la Tour Eiffel » de 1888 à 1902.

Georges Seurat, Femme chantant au café

1888: Vincent Van Gogh, Les Tournesols 🌻

Émile Bernard : Les Moissonneurs

Paul Gauguin, les Alyscamps

Érick Sati, Trois gymnopédies

 

Karel Klič ( imprimeur Viennois) fait connaître l’hèliographie industrielle – gravure réservée  pour des tirages de très haute qualité. Impression adaptée aux très longs tirages. Mais le procédé a été étudié par Nicéphore Niépce qui en exposant ses dessins au soleil voulait transposer les images sur le papier à partir de ses prises de vues.

1889: Exposition Universelle de Paris

Gustave Eiffel, La Tour métallique     Achèvement de la Tour Eiffel

Rodin, Le Penseur

Paul Bourget, Le Disciple

Georges Seurat, La Tour Eiffel

Vincent Van Gogh, La Nuit Étoilée

////www.litteratureaudio.com

1890/1891: Renoir peint Déjeuner des canotiers ou pose A . Charigot.

1891: Conan Doyle, Les aventures de Sherlock Holmes

1892: Paul Cézanne, Le joueur de cartes

Toulouse Lautrec, Le bal du Moulin Rouge

1894: Avènement du tsar Nicolas II

Affaire Dreyfus

Kipling, Le livre de la jungle

Après l’assassinat du président Carnot, Pissarro est recherché par la police pour ses liens avec le milieu anarchiste, il s’écoulera en Belgique.

1895: Roentgen découvre les rayons X

De 1895 à 1914 , le russe Sergueï Chtchoukine (1854/1936) fut l’un des plus grands radicaux collectionneurs d’art moderne. Son  palais moscovite, pour lequel Matisse composa la Danse , fut même ouvert à la visite et marqua la jeune garde artistique russe. Mais la révolution passa par là et dès 1918, la collection fut nationnalisée par  Lénine. Chtchoukine quitta alors la Russie avec sa famille, cachant ses diamants dans la poupée de sa fille. Plus tard , les oeuvres furent dispercées entre le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg et le musée Pouchkine de Moscou. En 2016, 130 oeuvres sur 253 ont eté rassemblées à la Fondation Louis Vuitton. Son petit fils Andre-Marc Delocque Fourcaud y a grandement travaillé.

1897: Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac

1898: Mort de Gustave Moreau

1900/1950: La Suède connaît une période économique exceptionnelle

1900: Freud, La science des rêves

Mouvement Sécessionniste de Vienne.

L’histoire de l’art à Vienne, autour des années dix-neuf cent. De 1897 à 1906 domine le courant de la sécession qui prône une vraie petite révolution culturelle. Dans le droit fil du mouvement, Jugenstil, né à Munich peu auparavant, les créateurs s’attachent à briser les carcans académique et à décloisonner les arts. Ils ambitionnent de créer un art total, accessible à tous, promu par le biais d’expositions et la publication de la revue  Ver sacrum. Rattaché à la mouvance Art Nouveau européenne- proche notamment de l’art&crafts britannique-, la Sécession a fédérè des  artistes célébrissimes, qui finiront d’ailleurs par suivre leur propre voix : la triade  Gustave Klimt- Oscar Kokoschka-Egon Schiele, mais aussi Joseph Hoffmann ( palais Stoclet) ou Koloman Moser.

Ce groupe a connu de tallentueux personnages : Nora Exner, Ludwig Heinrich Jungnikel et Carl Anton Reichel qui ont excellè en gravure sur bois. *Très développé au Moyen-Âge, porté à son pinacle par des maîtres tel que Dürer ou Cranach , la gravure sur bois que l’on peut rapprocher de la xylographie  malgré quelques minces différences-sera progressivement abandonnée par les artistes au profit de techniques plus sophistiquées et au rendu plus fin, comme la gravure sur cuivre ou l’estampe. Souvent la xylographie restera cantonnée au domaine de la reproduction pour livres illustrés. Rappelons que la technique implique de graver le motif directement dans la masse de bois, au burin en créant un réseau de creux et de reliefs. D’ou ce rendu parfois grossier, qui s’estompe dès l’artiste a recours à de larges aplats de couleurs, à des lignes simples, graphiques, épurées.  » Silhouettes aux traits exagérés, aplats stylisés, tendance aux surfaces chromatiques homogènes, géométrisation rigoureuse tout cela favorisera au début du XXe siècle le développement d’un langage artistique moderne ».

Les commissaires de l’exposition Max Hollein et  Albrecht Schöde. Plusieurs peintres de renon s’attachent à ce médium : le français Henri Rivière, son redécouvreur, très influencé par les estampes japonaises, mais aussi Paul Gauguin, Edward Munch, les expressionnistes allemands… Tous ont appréciè la rudesse, le caractère primitif. On va trouver Léontine Maneles et ses personnages aux formes étranges, Fanny Zakucka, Emil Orlík, pragois d’origine, qui fut un séjour au Japon où il apprit les techniques de l’estampe.

1901: Naissance de Claude Renoir \\ en 1943/1944   le Centre artistique et technique des jeunes du cinéma, créé à Nice ( voir IHEC)

Mort de la reine Victoria

Mort de Oscar Wilde

Mort de Dante Gabriel Rossetti

1902: Tchekhov, Les trois sœurs

1904: Mort de Dvorák

Janácek, Jenufa

1905: Révolution Russe

Richard Strauss, Salomé

1906: Mort de Cézanne

1907: Dukas, Ariane et Barbe Bleu

Pablo Picasso, Les demoiselles d’Avignon

La Finlande devient un duché de la Russie

Première traversée de la Manche en avion, Blériot

 

1908: Exposition de Sécession de gravure sur bois.

1909: Carl Moser observe que la plupart des graveurs sur bois ont abandonné « c’était un travail gigantesque, pour bien peu d’èpreuves utilisables au bout du compte ». Comme le constate l’historien de l’Art Tobias G.Natter, cet idéal du peintre graveur, finit par s’épuiser. » Zakucka illustre ainsi parfaitement la grandeur et la misère de la xylographie sécessionniste, massivement représentèe par des femmes : en dépit de la qualité de ses réalisations, elle ne put jamais s’imposer comme artiste de son vivant ».

1910: Révolution Mexicaine

Découverte des protons et électrons

1912: Naissance de Cage à Angeles

1913: D.H Lawrence, Fils et amants

Claude Debussy, Jeux

Proust, À la recherche du temps perdu

1914: Première Guerre Mondiale

La Suède et le Danemark restent des pays neutres pendant le conflit

1914/1918: Dispersion des artistes, arrêt des productions symphoniques et scéniques.

 

2. Professions artistiques

Chanteurs et chanteuses

Jusqu’à la fin du 19 em siècle les étudiants, la jeunesse du quartier latin aiment les chansons paillardes : La Ronde des racrocheuses ou Lapin Chaude.

Suzanne Lagier : répertoire lyrique ( 1833/1893) . Elle est présente sur la couverture de la Lune avec Thérésa.

Emma Valladon : Thérésa ( HPI)) . Une artiste de la moitié du XIX em siècle. Une star comme Thérésa parvient aussi a toucher les plus hautes couches de la société. Anne Martin Fichier  » la plus grande chanteuse burlesque de l’époque, celle dont on imitera le style, celle dont les chansons imprégneront la vie quotidienne pendant des dizaines d’années. Les Canards tyroliens, La farceuses d’ours (1863), Rien n’est sacré pour un sapeur ! (1864), La femmes a barbe (1865) sont des grands succès.

SACEM: 1850.

Couturière, modiste Elle se produit en chanteuses tyrolienne. Elle chante devant Napoléon III. Au début de la guerre de 1870, elle chante partout, omminbus, rue en faisant la quête pour les blessés.  » La diva du ruisseau » à aussi chanté en 1894  » La Glu » au Chat Noir. Elle a connu de grands succès à l’Alcazar qui a deux salles : Alcazar d’hiver et Alcazar d’été, avec Eugenie Buffet et Dorville. Jusque dans les années 1900, toutes les vedettes passe par l’Alcazar d’été :Polin, Fragson, Dramen, Buffet, Mayol, Polaire, Yvette Guilbert. Histoire d’amour avec Erik Satie ( Entrée Libre au musée Pompidou). Elle gagne énormément.

 

 

 

Amiati (1851/1899) chanteuse française. Elle interprète des chansons revanchardes après la perte de l’Alsace et la Lorraine (1871), Abiade ou Fiando sont deux de ses prénoms. Dans les cafés concerts elle se produit jusqu’en 1895/1896, après cette date ils auront un répertoire plus sentimental. Elle a commencé étant actrice comique au Théâtre Saint-Pierre et dans la revue  » Tout Paris la verra ». Elle est un coq gaulois. Elle vient au Concert Bélanger : elle est danseuse étoile.  Elle sera prise par l’Eldorado ( Boulevard de Strasbourg) en sabat et jupon court, pas de succès. Puis » Qu’on s’en souvienne »,  » La voix de la France », »Maudite soit la guerre », aux Ambassadeurs ( actuel Espace Pierre Cardin) de 1897 à 1914 on y joue des Revues, à la Scala ( music hall) boulevard de Strasbourg. Elle chante des chansons d’une chanteuse d’opérette ( Alexandrine) qui s’appelait Mlle Chėtienno ( M.J Chėtiennot). Sa première grande chanson : La Clairon entre 1873 et 1875 avec les paroles de Pierre Déroulède. Voir la liste de son répertoire sur http://www.le hall.com.

Je ferai un paragraphe sur ceux qui se font connaître pour leur engagement patriotique….

Paul Burani chansonnier, auteur, librettiste

 

Eugenie Buffet 1866-1934  ( café Concert) nuit parisienne P118 Capitale de l’amour de Lola Gonzale-Quijano. 1925 Elle chante pendant cinq minutes  » La joyeuse d’orgue » de Charles Burguet d’après une nouvelle de Xavier de Montėpin. Elle interprète les chansons d’Aristide Bruand : À Saint Lazare- À Marseille, elle commence en 1886 au Palais de Cristal et à la Cigale en 1890.

 

 

Paulus : chanteur ( 1845/1908) vedette de café Concert. À la fin du 19em siècle il est propriétaire du Ba-Ta-Clan. Répertoire de 2500 chansons.

 

Rosalie Martin : marié à Étienne Bordas,     Rosa Bordas. Voir http://www.Le hall.com.  Elle est devenue l’emblème de la Provence dans les cabarets des grandes villes et arrive à Paris en 1869.

 

 

Adolphe Bérard : chanson populaire. Il a chanté dans toutes les salles de la capitale à partir de 1903. Il prendra sa retraite au début des années 30. Son épouse Charlotte Gaudet ( ceux qu’on dit femmes calembours de ceux qu’on diffames! ) .  Il a deux répertoires: dramatique patriotique et personnel de la Belle Époque, La Grande Guerre. Sa femme chante partout, soprano léger au Casino Montparnasse, Le divan japonais, chez Fantasio , Aux Folies Belleville, Aux Folies Parisienne… aux Folies Rambuteau, à la Gaîté Montparnasse. Sa carrière se termine à la fin des années 20.

 

 

 

Léon Pot dit Harry Fragson (1869/1913)  Double carrière, en Angleterre et en France. Il est surnommé le chanteur de l’Entente Cordiale.  Il est comique. Chant des quatre J.arts, piano. Ses Rondes de petits chiens inspire Yvette Guilbert pour son Petit chochon.

 

Cora Pearl: d’origine anglaise. L’Amour en 1867. Artiste lyrique. L’Orfėe aux enfers d’Offenbach dans le rôle de Cupidon (1867) …le maquillage, les colllorations. Page 65 de Capitale de l’amour…

 

 

Maurice Chevalier (1888-1972). D’abord chanteur de caf’conc’ dans le Quartier Ménilmontant, qu’il contribue à populariser, il devient dans les annėes folles , un artiste les plus populaires du music-hall français.  À son adolescence, c’est l’acrobatie qui l’ interesse. Ça marche avec son frère Carlos mais accident. Il arrête.    » youp youp Latifa » fait partie de son répertoire pour se lancer dans la chanson. Il se trouve ridicule dans un café en chantant  » Les Croquants », il a 12 ans. Travaille dans une fabrique de punaises. Trois soirs par semaine, il chante au Casino des Tourelles  grâce à Gilbert ( imitateur) …son copain Louis Jacques Bouchot (1882/1949) le soutient. Il multiplie les salles et les engagements. Son agent Dalos lui remplit bien son emploi du temps. Avant ses 16 ans il chante à l’étranger. Il est pris dans une revue 6 mois.

 

 

 

Jules Jouy. 1855/1897. À 21 ans il est publié dans le Touchatout. Il va exploiter, créer des chansons avec les thèmes suivants : anticleralisisme, République, injustice, le macabre, la mort par guillotine. Il fréquente la Lice chansonniere (C’est un hydropathe) \ l’élite des auteurs goguetiers représentant la chanson classique , au quartier latin.   Il ouvre sa propre goguette : Le Rire Gaulois. Il va chanter au Chat Noir. Il crée le journal des Merdeux (aussitôt interdit). Il fonde le Chien Noir par rancune pour Adolphe Salis. Il devient fou par l’abus d’absinthe, ses amis le font interner, victime d’une paralysie générale, il meurt. Il a été du côté des locaux, fondateur de la Soupe aux Bœufs, président de la Goguette moderne, adhérant au parti des ouvriers, directeur du café des Décadents qui fut le café des Incohérents, antisémite.

 

 

Félix Mayol ( 1872/1941) Fils de comédien et chanteur amateur. Il commence à l’Alcazar de Marseille puis va chanter dans les cabarets de Toulon. À Paris il entre au Concert Parisien par le père Dorfeuil en 1895. Son premier succès »La Painpolaise » le fait connaître dans toute la France.  Autre grand succès « Viens Poupoule » 1910, il achète le Café Parisien qui devient le Concert Mayol. Il fait venir de Provence et lance V.Sardou , Émile Audiffred, Raimu.  Après la guerre, il fait construire le Stade pour le rugby Club toulonnais. Il quitte Paris mais ses amis le rejoignent ( Liane de Pougy, Chevalier, Georgel…) a la fin des années 20 au Cap Brun. Accidenté dans la marine pendant la guerre, il est réformé. Il va chanter des airs patriotiques et revend son café. Dans sa propriété Du Clos, dans son Petit Théâtre, il ouvre le Musée de la Chanson. Il est l’auteur de près de 500 chansons, il porte le muguet, cheveux à la houppe rousse, « l’artiste au toupet rouquin » dans ses chansons un peu graveleuses il met en scène des prostituées, femmes faciles, les plaisirs de vivre. Il devient paralysé avant de mourir.

 

 

Georgel ( 1844/1945) Il prend l’allure de Mayol à se débuts. Puis va à la fin de sa carrière conseiller M. Chevalier. Ses amis sont Léon Delpierre et L J Bouchot (1822/1949).

 

Emma Calvè, Suzy  Solidor, Tino Rossi(la Bohémienne 1936)  Lucienne Boyer, Georgius, Jean Renaud, Eve Lavallière

 

 

Danseuses/danseurs

Loïe Fùller, le film La danseuse (28/09/2016) 1896. Danseuse américaine ( 1862/1928). Marie Louise Fuller travaille à Paris. Pionnière de la danse moderne. Auguste et Louis Lumière font le film danse serpentine en 1896 , le premier sur 6 jusqu’en 1908. Elle est remarquée aux Folies Bergère ( affiche Jules Chėret) . Toulouse Lautrec et Rodin l’admire.

 

Antonia Bianchi, elle est l’épouse de Paganini.

Louise Brooks_Isadora Duncan_Martha Graham sont américaines. Elles se sont produites à la Maison Bel Air à Montmartre. Voir’ Les chaussonvert.eklablog.com≥le trench cancan.

 

 

Polaire ( dessin de Degas), son frère est comique {Dufleuve} . Elle lance en 1893 à la Scala  » tha-ma-ra- Boum-di-hé » une chanson anglaise de Henri.J Sayer. Invente la danse continue, elle est mince, cheveux frisés et son public se déplace plus pour son physique que son spectacle. Elle danse à l’Européen.

 

 

Sarah Bernhardt . voir p.57. Quand-même…………………….

(1844/1923). histoireparlesfemmes.com……….

Fille d’une courtisane néerlandaise qui a pour amant le duc de Morny.  Il va l’aider à entrer au Conservatoire (1859) puis à la Comédie Française.  » Le passant « de François Copé en 1859. Elle eut un fils Maurice à 20 ans. Elle se repose et se fait photographier dans son cercueil. Elle joue à l’Odéon, à la Renaissance puis forme sa troupe et créé le Théâtre Sarah Bernardt en 1880. Elle fera des tournées sur les 5 continents jusqu’en 1917. Elle vit avec Amala , cette relation l’ėpuise et la rend malheueuse . Il est acro à la morphine. Victor Hugo  » la voix du monstre sacré » . Âgée de plus de 50 ans elle joue des rôles de jeunes hommes : Lorenzaccio d’Alfred de Musset, Hamlet de William Shakespeare ou l’Aiglon d’Edmond Rostand.

Peu de temps après la naissance du cinéma (1896) elle est actrice en 1900 dans « Le duel d’Hamlet » . Elle est présente aussi dans Ceux de chez nous de Sacha Guitry en 1915. Dans son hôtel ou en vacances à Belle-Île elle vit avec les animaux singe, boa, crocodile, chien, lion… Sarah Bernhardt a fait des chutes plus ou moins grave mais à 40 ans elle tombe d’une fenêtre,  elle est plâtrée, a  un abcet puis un drainage. Dans Jeanne d’Arc elle joue à genoux, le coup de grâce vient avec le rôle de Tosca où elle doit sauter du parapet. Elle devra se faire amputer et décide de se faire porter dans sa petite chaise.

Elle a beaucoup utilisé le marketing.

 

 

 

Élisabeth Vénard dite Céleste Mogador  (1824/1909) dans le livre p.169/170 et 179. Elle crée dans une revue au théâtre Beaumarchais. Elle interprète son propre rôle polkeuse au bal Manille. Elle a lancé le quadrille (cancan). À la mort du comte de Chabrillon (son mari) elle prend la direction des Folies Marigny (1865). Amie de Georges Bizet.

Chalet Lionel . Chalet des fleurs. Vers 1885 elle lance Louise Weber la goulue. Elle écrit quelques livres et des pièces de théâtre.

 

 

Caroline Otélo « La belle Otélo »  pour la danse espagnole. A 13 ans elle apprend à danser le flamenco , chanter et doit se prostituer. En 1889, elle arrive à Paris et rencontre Joseph Oller propriétaire du Moulin Rouge. Elle est enmennée aux États-Unis pour 2 ans. Revenue en 1892 sa carrière de danseuse commence aux Folies Bergère et au théâtre des Mathurins. Elle est filmée par Félix Mesguich. Elle est l’une des courtisane les plus en vue. Sa fortune est de 100 millions. En 1915, elle habitait Nice, elle est une joueuse compulsive.

 

Cloé de Mérode, pour la danse du Cambodge. (1875/1966) Paris. Voir HPI: http://www.histoire-image.org (Manet). Sa mère Vincentia l’a bien aidée à avoir ses talents de danseuse, à 7 ans elle était petit rat à l’Opéra….. elle va le faire pour l’exposition Universelle de 1900 et sera photographié par Nadar et L.Émile Reutlingen.  Ne serait pas une cocotte. Nue . À milieu des années 30, elle se produit à l’Opéra Comique.

 

Mata Hari (1876/1917)  : Le Figaro  » il y a 100 ans, Fraulein zelle alias Mata Hari était fusillée pour espionnage » Le Figaro (13/10/2017). C’est à partir de 1905 où elle danse nue chez Guimet qu’elle entre dans la vie mondaine. Elle est habillée en princesse javanaise ( ou Malaisienne ou indonésienne) , elle danse en l’honneur de Schiva sur une danse Hindou. Elle dansera aussi en Espagne, au Caire, à Berlin, à Vienne, à la Haye.  Grand Hôtel.  Prison St Lazare.

 

Louise Weber dite La Goulue (1876/1929). Elle débute à 6 ans au bal public de l’Élysée Montmartre au profit des enfants d’Alsace-Lorraine présidé par Victor Hugo et Céleste Mogador. Blanchisseuse modèle d’Auguste Renoir. Grille d’égout et Céleste Mogador la font danser au Moulin de la Galette, au bal Bullier, à la Croiserie des Lilas. Elle finit les fonds de verre. Oller et Charles Zidler la lance dans le cancan : au Moulin Rouge à partir de 1889. Elle danse avec Valentin le Désossé. Monde du cirque à partir de 1895: dompteuse, elle aime les 🦁.

 

Adèle Decerf (1842/1922). Dite la Mère Adèle. French Cancan. 1886 elle rachète » A ma campagne » anciennement Cabaret des Assassins qui deviendra célèbre : Lapin Agile. Elle y chantera devant Guillaume Apollinaire, André Salmon, Max Jacob…En 1903, elle le cède à Aristide Bruand. 

 

Atcteur/actrice

 

Athalie Manvoy (1842/1887). Commence en 1861 au Théâtre du Vaudeville. Elle est remarquée par Théophile Gautier. Le journaliste Edmond Abou en fait une bonne critique. Elle continue au Théâtre de la Porte Saint Martin : l’écrivain Anicet Bourgeois_ l’auteur dramatique romancier Paul Féval ( Grand Prix Paul Féval- Suzanne Lacaille 1984)… président en 1867 de la SDJL. Des rôles lui sont créés pour des pièces de Balzac ou Alexandre Dumas : La reine des cotillons et Madame Du Barry. Puis Victorien SardouEugéne Labiche la font jouer. Elle joue aussi au Théâtre Impérial Michel. Elle est une demi mondaine. Le grand trottoir. P.163 Capitale de l’amour..

 

Eugénie Buffet à des rôles d’actrice.Voir aussi chanteuse. Napoléon d’Aber Gance (330′) . Elle a le rôle de Letizia Bonaparte (1750/1836). Et aussi dans Le Moulin Rouge de Chaillot. Elle est au café Napolitain et Café Julien.

 

Lucie Marie Marguerite Monceau (1871/1948). Dite Marguerite Moreno. Les Trois Mousquetaires en 1922 de Henri Diamant Berger ( la revue, le film)*Jérôme Berger. En 1894, elle est choisit par G.Rodembach pour le film La Voile.

 

Anna Delions. P.53 livre de Lola Gonzalez-Quijano.

 

Blanche D’Antigny (Marie Ernestine Antigny). Martizay 1840. Cocotte du second empire, mail du 19/11/2016). Elle inspire Zola pour Nana. « Blanche D’Antigny » de Yanick D’Antigny… demoiselle rue de Bac… écuyère au cirque Napoléon (cirque d’hiver) en 1856. Elle commence à jouer Hélène dans Faust de A.d’Ennery. S’intègre dans les boulevards…Bal Manille- la Russie, revient couverte de diamants à Paris en 1865. Entretenue par un riche Russe et un banquier Raphaël Bischoffshein . Elle est représentée par Gustave Courbet en 1867  » La dame aux bijoux ». Livre pour.53 à 67.

1867/1870: Théâtre Royal. Elle participe à la Commune de Paris, elle est ambulancière. Commence après ses services onéreux, même gratuits et tient un Salon rue Lord Byon.  Elle rentre aux Folies Dramatiques qui la conduira à Londres jusqu’à sa mort. Une des deux lionnes, voir Augier, l’autre étant Valtesse de la Bigne ( p.54 Filles et lieux de plaisirs à Paris au XIXem siècle et téléchargement Les lionnes du second empire Auriant ).

 

 

Marie Colombier. P.54.Actrice de théâtre et écrivaine.  » Les mémoires de Sarah Barnum ».

 

Léonide Anne Leblanc ( 1842/1894)  Aime le duc d’Aumale. Elle se produit au théâtre de Belleville, aux Variétés, au Gymnase, à la Gaîté. Elle est très riche.

 

 

Valtesse de la Bigne (1848/1910). (P.56,126, 139,159). Elle a jouée pour Offenbach et on peut voir son lit au Musée des Arts Décoratifs. Elle aime et est amie de Lianne de Pougy, vidéo, Hôtel de Valtesse de la Bigne. Demi Mondaine la plus célèbre de Paris. Verseuse, fille de salle.

 

 

Blanche Pierson (1842/1919) Elle est la nièce de l’acteur Numa . Son père Hypolite est un acteur comique. Mais le Théâtre St Paul ( La Réunion) n’assure plus. Ils vont venir à Paris avec l’aide de Victorien Sardou. C’est dans ce milieu qu’elle va évoluer, a 11 ans, elle monte sur les planches. Elle commence a avoir des rôles importants en 1859. 1884 elle entre à la Comédie Française.

 

Marie Laurent (1825/1904), soupeuse. Elle ne fréquente que les restaurants pour leur prestige, ils sont au dessus des lois, ils ont des cabinets particuliers. Orphelinat des Arts (p.141). Elle couche avec le baryton Pierre Laurent et l’acteur Maurice Desrieux. Elle est la sœur de René Luguet ( acteur) qui a épousé Marie Dorval (1798/1849): Comédie Française en 1834.

 

Juliette Drouet (1806/1883). Aime Jean Jacques Pradier, ils ont une fille Claire, et Victor Hugo. En 1883, alors qu’elle fait la lecture du rôle de la princesse Negroni dans Lucréce Borgia ( fille du pape, protectrice des Arts), elle sera engagée à la Comédie Française.

 

Rachel Félix (1821/1858). Née Élisa Félix de parents israélites. Elle suit les cours du musicien Étienne Chauron et quelques cours au Conservatoire. En 1837, elle entre au théâtre du Gymnase puis au Théâtre Français, elle se fait connaître dans les tragédies de Racine – Voltaire – Corneille. Elle eut deux fils, l’un d’ Arthur Bertrand , l’autre du conte de Walewski, fils de Napoléon et de Marie Walewka. « La perfection et rien de plus » Frédérick Lemaître.

 

Jeanne Arnould-Plessy (1819/1897) . Mademoiselle Plessy. Elle entre au Conservatoire à 10 ans. Elle entre à la Comédie Française en 1834. Elle fut l’élève de Joseph Isidore Samson,1893/1871 ( comédien, auteur dramatique, Comédie Française). Elle mena une grande carrière. Amie de Georges Sand. Elle part pour la Russie. Elle est admirée de Nicolas Ier. En 1855, elle réintègre la Comédie Française. Elle arête pourtant en 1855.

 

Cécile Azimont

Julie Bernard dite Mademoiselle Judith (1827/1912). Actrice, romancière, traductrice.Elle entre à la Comédie Française en 1846. Elle a commencé par les petits théâtres des Boulevards. En 1866, elle commence a apprendre l’anglais. Elle est la première femme a devoir se travestir pour le rôle d’Hamlet. Son livre  » Journal chronique des mœurs du Second empire.

 

Les chants révolutionnaires.

Jean-Baptiste Clément (1836-1903): Le temps des cerises.

Paul Déroulède (1846-1914). Fondateur de la ligue des PATRIOTES* (droite nationaliste).Poète, auteur dramatique, romancier, anticolonialiste. Chant Le Clairon dans les Chants du soldat. Duel au pistolet Clémenceau-Jaurès. Et ses pièces de théâtre entre 1869et 1897.

*Avec Henry Rochefort de 1882 a1889

Jules Jouy (1855-1897)

Pierre Dupont (1821-1870)

Eugène Poitier: l’Internationnale 1871. Nadaud qui avait organisé un festival à l’Enden Concert: la Lice des chansonniers en 1883.Quatre ans plus tard une cinquantaine de chants sont publiés (1816-1897).

Gaston Brunswick dit Montéhus (1872-1952): en 1907 gloire au 17e le fit connaître. C’est une chanson en l’honneur de l’infanterie qui a refusé de tirer sur les vignerons à Bézier. Il achéte le café-concert  » le Pilori de Montéhus » . Il est engagé communard=de gauche. Puis il composé des chansons militaristes/ patriotiques (1914), par exemple La guerre finale ou xénophobe. Il revient avec une chanson sentimentale en 1923 La butte rouge. Il soutiendra le Front Populaire de Blum…

Gaston Coûté (1880-1911). Il arrive à Paris en 1898. Anarchiste, antiautoritariste, autogestionnaire.

 

Chansonnier.Qui se fait connaître pour son engagement patriotique ? Qu’elles œuvres?

•Amiati (fianco)

•Peschard

•Rose-Marie Martin qui est Rosas Bordas « la Rachel du peuple »qui déjà lors de la déclaration de guerre, avait changé La Marseillaise un drapeau à la main.

•Villemer Gaston Louis, il est parolier, compositeur.

•Lucien Delormel, d’abord chansonnier, il est auteur de cinq ou six miles chansons, d’une cinquantaine de pièces en 1 acte, d’autant de revues et d’une cinquantaine d’opérettes.

•Paulus

•Bérard

•La Bordas

 

Compositeurs et librettistes classique.

 

E. Chauron (1771-1834) Professeur de mathématiques à l’école polytechnique dès sa fondation. Membre de l’Académie des Beaux-Arts. il doit repenser la musique des fêtes religieuses. Il fonda et dirigea l’Insttution royale de musique classique et religieuse. Il fit interpréter a Rachel et R.Stolz des œuvres chorales anciennes, notamment Palestrina, Bach, Heandel. l’Institut Niedemeyer  est rebaptisé École de musique religieuse et classique. Voir article : le conservatoire de Paris ou les voies de la création. Voir : Alaxandre Étienne Chauron   mezidanhistoire.canalblog.com.

Giacomo Puccini. 1900 Tosca inspiré d’une pièce de Victorien Sardou. Style populaire : vérisme ( vrai)

Léon Pillet (1803-1868) librettiste. Directeur de l’Opéra de Paris.Il a une relation avec Roseline Stoltz: naissance 1815. 1831: commence a chanté -Bruxelles.1837: dans les Opéras de Haléry  » La juive »; Meyerbeer (les huguenots) ;Weber (freischutz ); Donizeti ( la favorite) à l’Opéra de Paris. Elle chante, elle est contrealto. [Éloigne Julia Dorus Gras ( soprano) 1805/1896. Elle fait le Conservatoire en 1821. En 1823 elle obtient des prix de chants et de vocalisation. Se perfectionne avec Paer et  Bordini . Débute en Belgique mais en 1830 la Révolution Belge lui fait peur. Elle retourne à Paris, sa carrière se poursuit, elle a de nombreux rôles. L’orchestre de Paris lui donne une place.]

1846: son public ne l’aime plus. 1847: elle arrête . 1850: Au Brésil, l’empereur Pierre II est fou amoureux d’elle. 1855: À Paris, elle fréquente Charles Dubureau et fournit les capitaux nécessaire à la création du Théâtre Dubureau à l’emplacement Marigny.

 

Scott Joplin Texas 1869/New York 1917

Instrument piano: le ragtime ( rags) émerge  vraiment en 1897

Maple Lear Rag 1899

Thé Entertainer 1902. Le ragtime est un mélange de musique africaine et de musique classique.

Emmanuel Chabrier opéra Étoile

Jules Massenet Werther

Jacques Offenbach Mesdames de la halle

M.Joseph Alexandre Déodat de Séverac (1872/1921) compositeur français. Fils du peintre Gilbert de Séverac. Élève de Vincent d’Indy et de Magnard . En 1910, il va s’établir à Ceret. Il met en mélodies des poèsies. Il met en musique des tibes  et des tenoras ( famille des hautbois)

 

Georges Atheil (1900-1959) compositeur pianiste.

http://www.musicologie.com

Zingareska 1922 ..Ernest Bloch

Ballet mécanique 1924

Symphonie n•1, n•4 en 1942. Il joue à New York au Carnegie Hall en 1927 son jazz symphony. Il s’est installé à Paris en 1923. Il compose pour le cinéma après la Seconde Guerre mondiale. Inventeur du système de téléguidage pour torpilles.  Brahms.ircam.fr.

Henri Caïn librétiste des Les Armaillis de Gustave Doret,  de Vivandière un opèra comique.

Maurice Lefévre, auteur compositeur La femme à travers l’histoire.

 

Dessinateurs, carricaturistes, illustrateurs.

 

André Gill (1840/1895) . Carricaturiste, peintre, chansonnier. En 1859, ses premiers dessins…Le Charivari, La Lune. Il a fondé plusieurs journaux (feuillets). Il a fait parti de la Fédération des Artistes. 1875, cabaret Le 🐰 Agile : son dessin est l’enseigne ( ancien cabaret des Assassins à cause de la fréquentation de voleurs et criminels comme Troppman) . Il carricature Henri Wallon brandissant la Constitution républicaine.P.119 livre République Imaginée. Administrateur au Musée du Luxembourg. http://www.Encresvagabondes.com.

 

Godefroy Frédéric Vintraut (1852/. Il travaille avec E.Drumont pour le journal la France Juive. Dessin P.241: République Imaginée.

 

Coll Toc pour Alexandre Collignon et Georges Toqueville. Littéraire avant de se faire connaître comme carricaturiste. Alexandre Collignon est lié à Maupassant, Flaubert, Zola, S.Bernardt, Alexandre Daudet …. pour sa Revue le Petit Corneille fondé en 1880. Georges Toqueville écrit la Pièce de 💯 sous dans la feuille de Madame Angot. Ils collaborent en 1882 en carricaturant Émile Zola. Ils ont aussi dessinés pour Les Hommes d’Aujourd’hui.

Henri Monnier (1799/1877). Caricaturiste des acteurs dans les années 30. Il est le créateur de Joseph Prudhomme: personnage caricatural du bourgeois français au XIXem siècle, qui est inepte et sententieux. Illustrateur, écrivain de « 30 proverbes pour enfants » en 1850. En 1852, son Prudhomme est joué au théâtre…Sacha Guitry créé en 1931,  » Monsieur Prudhomme a t’il vécu ?

Adolphe Martial Pietmont (1828/1855).    Paris. La gravure. P.193 République Imaginée et blog.bnf.fr/Gallica.

 

Georges Meunier (1869/1942) Peintre, graveur, illustrateur, affichiste. 1898: l’affiche pour les Folies Bergère avec Loïe Fuller. Une grande production d’affiches en tout genre. Il écrit « En lisant l’histoire de Jeanne d’Arc » préfacé par Maurice Barrès. Voir livre La République Imaginée p.177. Il  désine aussi dans des partitions de musique, les couvertures de magazines, de livres.

Toulouse-Lautrec, Deschamps ( affiche pour le Salon des cents),Daine.

Georges Clarin (1843-1919) . Son affiche Le triomphe de la République illustre  l’ode triomphale que la poétesse Augusta Holmés qui se présenta devant 20 000 spectateurs au Palais de l’Industrie de l’Exposition Universelle de 1889 ( Paris) avec  1500 figurants, vêtus de costumes de tout les corps de métiers défilent dans un décor tricolore au sons d’hymnes patriotiques.

Ami de Gambetta, célèbre pour le portrait de Sarah Bernardt qu’il aime. Il fait de nombreux voyages. Peintre orientaliste.  Il a également peint plusieurs plafonds : foyer de l’Opéra Garnier en 1874, théâtre de Cherbourg, théâtre de Tours, Coupole de la Bourse de commerce de Paris (l’Afrique et l’Asie), plafond du Théâtre d’Épernay. 

Les musées du Petit Palais et d’Orsay exposent quelques unes de ses peintures ainsi que Rouen et St Brieuc.

 

 

Salon des Cent (1894-1900). Imaginé par Léon Deschamps qui confia aux plus célèbres illustrateurs ( Alfons Mucha , Toulouse Lautrec, E. Grasset, Gustave Henri Jossot ..) le soin d’en dessiner l’affiche annuelle.

 

 

Eugène Grasset (1845-1917) . Le renouveau des Arts Décoratifs. Site: numelyo.bm-Lyon-fr. Il commence en sculpture, peinture et sera illustrateur et inventeur du Caractère Grasset dans l’imprimerie. Il sera aussi décorateur. Il est l’ami de Charles Gillot transfert d’une photographie sur une plaque de zing). Revue Le Japon Artistique appréciée des Nabis. Il a aussi réalisé pour Larousse La Semeuse ( femme souflant le pissenlit) * aigrette blanche/ vœu.

 

 

Mucha (1860/1939) peintre tchèque. Article P.676 à 678 dans le livre République Imaginée. Esthétique et Liberté à la Belle Époque. Revue Blanche. Portrait de Sarah Bernardt. Affiche pour le théâtre. Art nouveau : il en est le grand représentant.

Il a réalisé des affiches publicitaires des spectacles de Sarah Bernardt comme Gismonda, Lorenzaccio, La dame aux camélias, Hamlet, Médée. Il était aussi décorateur d’intérieur a ses débuts et après la Première Guerre Mondiale. Pour la Tchécoslovaquie, il conçoit des timbres, des billets de banque.

 

Eugène Vavasseur (1863-1949) Affiches célèbres Ripolin-Peugeot. Illustrateur de livres ( Contes, danse, piano, partitions).

 

Gustave Henri Jossot ( 1866-1951) dessinateur, carricaturiste, peintre, affichiste et écrivain anarchiste français. Il participe au Salon des Cent, au Salon de la Société Nationale des Beaux Arts, au Salon des Indépendants. Il a son propre atelier de travail. Il est un des premiers a entrer à L’Assiétte au beurre. Il a aussi dessiné à la Plume, la Butte, Paris Joyeux à ses débuts ; cette société organisait des rencontres, soirées, banquets, expositions.. c’est ici qu’il évolue dans un monde symboliste.  http://www.dioysersite-Pdf. République Imaginée P.588.

 

L’assiette au Beurre. Magazine satirique de 1901 à 1936, créé par S.S Schwarz. 200 collaborateurs. Journal à thème avec pleine page de dessins en couleurs. Il sera anticolonianiste de 1905 à 1909. André de Jonciére puis Georges Anquetil (1921) seront les directeurs. Entre 1907 et 1912 les ventes augmentent sur l’Europe via l’Internationale Ouvrière, la CGT et les socialistes. République Imaginée P. 492, 597, 615.

 

Les  » Arts Incohérences » apparaissent comme un mouvement. Lancé par Jules Lévy en 1882 pour faire rire. Bals et bal masqués jusqu’en 1896.

 

La Républicature- petit dictionnaire des carricaturistes. books.oponedition.org>éditions scnrs

 

Louis Forton (1879/1934) Les nouvelles aventures des Pieds Nickelés- Bibi Fricotin- Almanach. République Imaginé P.447.

 

Jules Grandjouan (1875-1968) peintre, dessinateur, affichiste, syndicalisme révolutionnaire libertaire. Livre pour enfants, Jeux, Pont de Nantes. L’assiette au Beurre. Petit Journal. Presse Syndicaliste, dessins antimilitariste- presse humouristique : Le Rire, Le Charivari… communiste. Il utilise des cartes postales pour populariser ses idées.

 

Adrien Tournachon (1825-1903) carricaturiste, photographe, peintre. Plaque émaillée.

 

Théophile Alexandre Steinlen ( Lausanne 1859- naturalisé français en 1901, il meurt en 1923). Il ouvre le plus célèbre Cabaret Le Chat Noir en 1896. http://www.museehistoirevivante.fr et http://www.Topferiana.fr. ART Nouveau. 

Arrive à Paris avec sa femme Émilie en 1881. Montmartre. Il dessine des chats dans toutes leurs fantaisies. Fréquente le Chat Noir dirigé par Adolphe Salis a partir de 1884. Il y fait la connaissance d’Henri Toulouse Lautrec, Aristide Bruant. Il représente Salis, Henri Rivière.

Dessins, peintures, portraits, lithographies, affiches, illustrations ( livres, chansons, théâtres). Il dessine en plus des chats, des coqs, singes et poules. Il a été influencé par Paul Renouard (1875-1924). Salon des Indépendants, Salon des Humoristes* . Il dessine la vie et les habitants de Montmartre. Il contribue au journal de Jean Grave  » Les Temps Nouveaux ». Dessins anarchistes. Il fait la couverture de la première Assiette Au Beurre de Schwartz. Il s’engage pour l’égalité, la liberté, la beauté de l’ouvrage, la liberté de la femme. Voir P.401 La République Imagée. Une femme jeune et lumineuse.

Fréquente la CGT. Société des dessinateurs et humoristes. Société des amis du peuple russe et des peuples annexés dont le président est Anatole France. République Imagée P.401  » il concevait la liberté comme un art ».

 

Félix Valloton (1865/1925). Peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, critique d’art, romancier, Nabi*, Impressionniste, Suisse, Assiette Au Beurre, Revue Blanche, École des Beaux Arts, Académie Julian, École des Nabis, Salon d’automne.

Roman « La vie meurtrière » . Il travaillait avec un document intermédiaire ( photo ou esquisse ) alors il s’implifie les traits de la personne ou du paysage. KODAK en 1899.

* Le contraste entre les applats de noirs et les zones blanches, pas de valeurs intermédiaires c’est à dire qu’il n’y a pas de gris mais noir a 100% et blanc a 100%.

Il a peint plus de 1700 peintures, 250 gravures, des centaines d’illustrations imprimées dans des revues et des livres. Il a écrit un livre, dix pièces de théâtre, il a été critique d’art. Voir Plus.401 République Imaginée.

 

Adolphe Willette

Prelia.hypotheses.org

Décorateur…1889 du Moulin Rouge et le dessine. Affiche au Beurre. Travaille pour Drumont : La Libre Parole Illustrée, pour Jean Jaurès à l’Humanité.

Il réalise Le Songe de Pierrot en 1884. Son Parce Domine, parce populo tuo/Ne un aeternum irascaris nobis  ( épargne Seigneur, épargne ton peuple, ne sois pas irrité éternellement contre nous). République de Montmartre. En 1912 Pierrot mime Farina, Pierrot jardinier, Farina et Arette Dorgère.

 

Léon Bienvenue dit Touchatout. (1835/1910). Il fait en 1874 une satire de Napoléon III avec illustrations dans son journal Tintamare .  » Personne ne possède à un plus haut degré l’art d’annoncer les gens en ne leur laissant même pas la satisfaction de leur en vouloir, tant c’est fait avec bonne humeur » Noël Parfait. Il contribue à tous les journaux satiriques de Paris.

 

Georges Goursat dit SEM (1863/1934). Affichiste, publiciste, écrivain.

En 1900, son style est trouvé lorsqu’il arrive à Paris : un trait coloré pour les contours. Il va se former en Angleterre. Ses sorties chez Maxim’s , à l’hypodrome de Longchamp vont devenir ses lieux d’inspirations. Durant la guerre, il va travailler pour Le Journal. Après la guerre, il fait l’album  » Le Nouveau Monde ».

 

Francisque Poulbot ( 1879/1946). Affichiste, dessinateur, goguetier   » Le Cornet ». Il crée le dispensaire rue Lepic. En 1903, il illustre Poil de carotte de Jules Renard. Il aime représenter les gamins de Montmartre…ils seront appelés les Poulbots. Affiche du Salon des Humoristes.

 

 

Emmanuel Poiré dit Caran d’Arche (1858/1909). Français et Russe.Il a une parenté avec Cécile Azimont.

Töpfer ( kiki- zig et Zag) va l’aider dans ses débuts de bande dessinée. Il est publié dans les journaux Chat Noir, Tout Paris, Vie Militaire, Le Journal, La Carricature.

Il crée L’Ėpopée ( théâtre d’ombres au 🐈 Noir) à partir de 1886. Il va produire un roman dessiné ( sortit dans les années 2000) . Cofondateur avec J.L Forain du journal PSST , antidreffusard. Toujours en 1888  » Un dîner en famille » est célébré.

1903: il travaille les jouets en bois, articulés. Il a fait parti de la ligue de la Patrie Française.

 

Achille Zo:  Il signe ses dessins Henri Zo. Son père a dirigé l’École des Beaux Arts de Bordeaux. Henri est né en 1873 à Bayonne, il meurt en 1933 dans les Landes.

Il a été l’élève de son père, puis de Léon Bonnat et Albert Maignan à Paris. Lui et son père se fixent sur les thèmes Espagne et Toromachie.

Artiste reconnu dans le milieu des Arts de la peinture, il expose dans les Salons de Paris et de Bordeaux. l’Opéra Comique lui a passé commande.Il a aussi oeuvré pour Notre Dame de la Consolation. Il a illustré les livres de Loti et Roussel. Il meurt sur la route.

 

 

Louis Henri Forain dit Jean-Louis Forain. (1852/1931). Peintre, graveur, illustrateur. Il étudie le dessin à partir de 1860 avec André Gill puis entre à l’École des Beaux Arts.

Pendant la Commune il fréquente Maurice Barrès, Paul Bourget et les peintres Manet et Degas. Ami de Paul Verlaine et Arthur Rimbaud. À cette époque il va basculer du côté de la satire politique.

Illustrations à partir de 1876 avec pour thèmes le monde de l’opéra et de la danse pour plusieurs journaux.

Peintre impressionniste, il expose aux Salon de 1879, 1880, 1881,1886. Il décore le Café Riche.

En 1898, ses amis et lui fondent PSST: antisémite, antidreffusard. Il participe à la Fondation de la République de Montmartre. Il fait partie de la Goguette du Cornet. Il deviendra Président de Montmartre et y restera jusqu’à sa mort.

 

 

ARCHITECTE ET DÉCORATEUR

 

Louis Combes ( 1754/1818) il naît dans le milieu artisan en Gironde. Il a participé avec Victor Louis au projet d’urbanisme de l’intendant Nicolas Duprès de Saint-Maur à Bordeaux . Il écrit plusieurs critiques sur les arts des siècles précédents.-un cours…

Paul Iribe (1883-1935)

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(Premier catalogue de mode).Son décor la rose.

 

Paul Colin (1892-1985) 

 

 

Louis-Confort Tiffany (1848/1933) New York.

Verre teinté-Art Nouveau. Il est le fils de C.L Tiffany. Tiffany &Co (1837) qui conçoit de la jouaillerie, de la vaisselle. Il utilise l’argent au 925 millième. L’entreprise est spécialisée en Art Déco aussi.

•1885 il créé son entreprise. Le verre opalin est sa spécialité, utilisant la technique du mouvement Arts and Crafts  ( courant artistique : verre et plexiglass). Marianne Brandt ( théière, pot, cendrier) est l’initiatrice de modèles de lampes standards.  Et le BAUHAUS. Il va créer une dizaine d’entreprise. Voir Entrée Libre : Bauhaus,un art de vivre.

•1904, il obtient la médaille d’or à l’exposition universelle de Paris. Il conçoit des vitraux, vases, lampes, bijoux, objets divers. Il dépose 2 brevets: verre drapés et verre Favrile.

Ce mouvement regroupe l’architecture, le desing, la photographie, le costume, la danse, la modernité. Lancé en 1919 par Walter Gropius, c’est aussi après la guerre que le style international (c’est l’association de Philip Johnson au MoMA à New York et de Ludwig Nies der roche à Chicago) va se construire. Ce sont les constructions de buldings en acier et en verre.

×Le style moderne ( modern style) C’est la première église construite en béton armé par Auguste et Gustave Perret à Raincy. C’est Charles-Edourd Jeanneret Gris ( 1887/1965) dit le Corbusier, Suisse naturalisé en 1930 français.

• il conçoit ses modèles avec Agnès Northrop et Frédérick Wilson principalement inspiré par la religion et la nature. Il utilise des matériaux comme le cuivre soudé, graisse à soudure, étain, pâte de cuivre. Les décors floraux et ses lampes font la réputation de l’artiste.

• Architecture d’intérieure : Maison Blanche.

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Hector Guimard ( 1867/1942). Architecte français, représentant majeur de l’Art Nouveau en France. Il va découvrir grâce à Charles Génuyo les théories d’ Emmanuelle Viollet le Duc les bases principales,  futures  structures de l’Art Nouveau. Ces premiers plans sont pour le café-concert Le Grand Neptune sur les quais d’Auteuil. 1889: exposition Universelle en construisant le pavillon de l’électricité et un édicule pour l’éléctrothérapie.

L’école du sacré-cœur en 1895, le Cartel Boulanger va le rendre célèbre. La même année, ils se rend à Bruxelles il en revient avec d’ autres idées pour ses dessins ( ferronnerie, fontes, vitraux, lambris, papiers peints) et ses lignes organiques ( coup de fouet). Au concours des façades de la ville de Paris, il est engagé par le Figaro, il remporte le premier prix. 1910, il travaille pour la Compagnie du métropolitain pour les édicules et entourages du métro parisien et il participe à l’Exposition universelle pour le pavillon de Malte  et pour la parfumerie Millot et encore pour les vases de la Manufacture de Sèvres. Son style est reconnu en 1903 lors de l’Exposition internationale de l’Habitation au Grand Palais. 1910, les lustres Lumière pour la maison Langlois.

Il épouse l’artiste-peintre américaine Adeline Oppenheim en 1909. Il va construire l’Hôtel Guimard avenue Mozart. Il devient financièrement inaccessible et entreprend la rédaction de pamphlets militants pour la paix universelle et définitive. Après la guerre, il se converti à l’Art Déco, en 1922, le petit Hôtel particulier au Square Jasmin. 1926 exposition d’architecture française à New York. 1930 il s’installe avec Adeline 18 rue Henri Heine.

En 1938 ils quittent la France pour New York pour protéger sa femme des persécutions antijuives.

 

Henri Sauvage (1873/1932)

1898: Villa Majorelle à Nancy. 1899: un salon qui a été détruit mais reconstituer au musée Carnavalet. 1900: le théâtre de Loïe Fuller ,Exposition Universelle.

Il va travailler pour les HBM ( habitation à budget modeste) il fera des immeubles de 6 étages à gradins. Le luxueux immeuble Art Déco, studio building, la maison close Le Sphinx (d’inspiration Neo égyptienne). Sphinx  faisait partie des établissements les plus chers et les plus connues en 1931 de Paris avec le Chabannais et le One two-two.

L’extension de la Samaritaine avec  Franck Jourdain et les magasins Décré à Nantes .

 

 

Le Corbusier  » l’unité d’habitation de grandeur conforme »: Mouvement moderne. D’abord graveur, ciseleur à Neuchâtel, employé d’horlogerie dans le Jura, médaillé  en 1902 pour une gravure avec un inconvénient majeur puisqu’il n’a qu’un œil. Il abandonne et veut devenir peintre.

Il sera néanmoins missionné pour la construction d’une villa à 17 ans. À la fin de ses études il rencontre Eugène Grasset:  son ouvrage va lui apprendre la technique pour la décoration, l’architecture, le béton armé, et, rencontrer son fils Auguste Perret. Il voyage en 1911 en Europe. Il dépasse les budgets prévus pour différents projets accomplis à son compte, et par s’installer à Paris. Il va rencontrer Amédée Ozenfant.  Un peintre architecte de son âge qui a fait des recherches sur la typographie « Cubo futuriste « , il a fondé en 1915 la revue l’Élan avec André Lhote, Max Jacob, Apollinaire. Il invente la typométrie et la psychotypie employé pour les rythmes et les silences en poésie.

Avec Jeanneret ils vont jeter les bases du purisme ( un retour à l’ordre- arrêt des dérives) ils écrivent  » Après le cubisme » ou l’art a une mission de rigueur, ou les formes géométriques sont élémentaires, les constructions proscrivent la figuration ; enfin l’Art doit réveiller l’ésprit avec sobriété, l’exubérance et l’exhibitionnisme est proscrit. Il crée la revue L’Ésprit Nouveau après la guerre. C’est à ce moment qu’il prend le nom de Le Corbusier.

1929/30: associé à son cousin , il se développent. Naturalisation, mariage… Sa femme va lui changer les idées. Il se fait plusieurs noms:. LC, Corbu

Il va à partir de 1925 voir 27 concevoir aussi l’intérieur de ses constructions. Avant 1930, il participe au Salon d’Automne et présente la chaise LC4, le fauteuil LC1, la table lc10-P. L’Union des Artistes Modernes (UAM) réunit des designers français. 1934: la Fondation Rockefeller l’invite à New York. 1936: il réside à Janeiro.    » homme que les militants d’extrême droite qualifierait si aisément de bolchevik était membre d’une organisation fasciste »en 1941. Depuis 1926 il se rapproche du Faisceau parti fasciste en France. On peut aussi retenir les cités-jardins, le plan voisin, Cassina ( industriel italien 1965 , le toit-terrasse ; son ami Malraux, Roquebrune Cap-Martin.

Alvar Aalto: designer des années 20. Voir Entrée Libre du 19/04/18; exposition jusqu’en juillet.

Gaudi, Adrien Divertissement, Godeboeuf

 

 

SCULPTEUR  JOAILLIER VERRIER

 

François-Rupper CARABIN (1862-1932) . D’origine Alsacienne, sa famille en 1870 arrive à Paris et demande la nationalité française. »optant à la nationalité française « , il commence par du travail de sculpture en 1892. Il va collaborer avec Henri de Toulouse-Lautrec sur des œuvres ayant pour thème les maisons closes. Il fréquente tout le milieu de Montmartre et les peintres impressionnistes. Son exposition à la Société nationale des Beaux-Arts comporte un coffret baptisé « regard chaste, laisse-moi clos ». Travaille les meubles sculptés, va aussi ciseler ( la ceinture chats) , sculpture ( la statuette de Loïe Fuller), faire de la céramique. Mais  » la figure de la femme si érotisée chez Clint, est avilie, chez Carabin, très littéralement au rang d’objet ,d’usage au service de l’homme ». Tout au long de son parcours, il a réfléchi à la question des Arts décoratifs, de leurs engagements, des moyens pour assurer le renouvellement en France.

 

 

Lucienne Heuvelmans (1881/1944) sculptrice, peintre, illustratrice. Son père était dessinateur et ébéniste, sa mère était modiste. Elle est l’élève de Laurent Marqueste (1848/1929) et d’Emmanuel Hannaux (1859/1934) et Denys Puech (1854/1942). Elle est la première femme lauréate du grand prix de Rome pour « Oreste endormi et Électre ». Admise à la villa la Médicis, puis professeur à Paris.

Elle réalise pour la manufacture de Sèvres et travaille pour l’hôtel Roman -Guémené.

 

Jean-Auguste Barre (1811/1896) amoureux de Rachel.

 

James Pradier (1790/1852) amoureux de Juliette Drouet. La fontaine Pradier Nîmes. Voir site: http://www-nemausensis.com

 

Émile Gallé (1846/1904). Industriel, maître verrier, ébéniste et céramiste français né à Nancy. Il est associé à l’entreprise de son père de vente et décoration de faïence et verrerie à partir de 1867. Il va se faire remarquer aux expositions. Il reprendra l’entreprise. Dans la période Dreyfus il va créer avec Victor Prouvé le vase « les hommes noirs » où les 7 cruches de Marjolaine. Engagé trés tôt dans le renouvellement des Arts Déco, il diffuse dans ses dépôts français, anglais, allemand des pièces de série de qualité grâce à l’industrialisation de sa production. Il a étendu ses activités à l’ébénisterie, il développe ses recherches techniques et esthétiques sur le verre (brevet), il ouvre une cristallerie en 1894 à Nancy. « Ma Racine est au fond des bois ». Il a été passionné par les sciences naturelles ainsi que la faune et la flore. Il a étudié l’art des cristaux anciens, l’art japonisant d’Eugène Rousseau. Quelques années avant sa mort, il lance  » l’Alliance Provinciale des industries d’Art » dite école de Nancy dans un souci de rassembler tous les artistes, artisans et industriels lorrains appartement à ce mouvement artistique Art Nouveau avec Victor Prouvé, Louis Majorelle, Antonin Daum, Eugène Vallin. Cette alliance de  » courant nancéien de l’art nouveau » avait été pensé avant lui. En 1882: l’UCAD ( l’Union central des Arts Décoratifs) rassemble des industriels qui en 1864 avaient créés l’Union central des Beaux Arts appliqués à l’industrie, ainsi qu’une bibliothèque :  les ouvriers pouvaient l’utiliser après le travail. 1905: l’UCAD siège au Palais du Louvre.

 

Jules Talrich (1826/1904) sculpteur et céramiste.

 

Louis Majorelle (1856/1926). Décorateur ébéniste. Art Nouveau. Nancy.

L’entreprise de son père fabrique de la faïence, des meubles. À Nancy, il épouse la fille du directeur du Théâtre : (Léonie Jane Kretz, leurs fils Jacques deviendra peintre 1886/1962 ), Marrakech, bleu Majorelle, sa villa fut rachète par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.

Ces décors de meubles sont plantes en tiges, nénuphars, chardons, libellules…à partir de 1890. Il participe à l’Exposition Universelle de 1900. Nancy est un des Centre Européen de l’Art Nouveau. Avec le groupe (Les Frères Daum, Émile Gallé…) École de Nancy qui a pour mission de collaborer et de promouvoir l’art dont il est le représentant international. Il eut 4 magasins ( Paris, Lyon, Lille, Nancy), puis ses ateliers sont détruits pendant la guerre. À Paris il va être aidé par les frères Daum. Il va ensuite produire plutôt art déco et reviendra à Nancy.

 

 

La Compagnie Française de Cristal Daum est une cristallerie fondée en 1878 à Nancy par les frères Daum. Le procédé unique utilise de la cire, de l’élastomère, le troisième et la cuisson à 900° pendant 10 à 20 jours. L’entreprise a utilisé des modèles de l’œuvre de Georges Braque et de Salvador Dali.

 

 

Francet  Jourdain (1876/1958).

– William Morris ( un imitateur de mouvement Art & craft en Grande-Bretagne, arts décoratifs et artisanat d’art) emploie hommes et femmes logés  à la même enseigne.

Groupe de six* Art utile Joseph Pruhdon ( architecture aux structures béton) comme la Villa Majorelle.Puis les meubles interchangeables à partir de 1912 ( plusieurs fonctions, bas prix, économe en place).

Revue Les Cahiers d’Aujourd’hui. Il va tout de suite influencer les dadaistes  et les cubistes. Ses meubles deviennent sobres et rectilignes. Après avoir subi des critiques, Jean Jaurès, l’Humanité le félicite. Il va après s’orienter vers les aménagements, décor du thêatre du Vieux Colombier pour Jacques Copeau. Il va se distinguer par la structure des meubles. Puis il va écrire sur Toulouse-Lautrec, Pierre Bonnard, Paul Cézanne, Albert Marquet, Pierre Chareau, ses mémoires, pour La Pensée ( revue) de Paul Langevin et Secours Populaire.

 

 

René Lalique (1860/1945). Orfèvre vitralliste. Il va diffuser ses modèles pour plusieurs grands joailliers ( Cartier, Boucheron), avant d’être totalement indépendant. Il s’expose chez Samuel Bing et au Salon des Artistes Français en 1897-1878. Il utilise des matières peu utilisées à l’époque, le cuir, la corne, le nacre, le verre, l’émail avec des pierres semi-précieuses. La marquise Louise Arconati-Visconti, Sarah Bernardt ont portées ses créations, cette dernière pour Théodora. En 1829, il décore les voitures- restaurant de l’Orient-Express, il fabrique les décors intérieurs de plusieurs paquebots: Île de France, de Grasse, Le Normandie, et des pièces religieuses. Brevets pour techniques de fabrication : pressé moulé, verre à double -fond. Dans le Bas-Rhin près de Saverne, il ouvre une usine. C’est René Gallé , célèbre maître verrier, céramiste et ébéniste qui le surnomme « l’inventeur du bijou moderne  » . Le peigne « glycine », le pendant au cou « Princesse Lointaine « , des matières d’ivoire, de diamants, d’or, l’opale, l’améthyste. Il est commandé par les plus grandes cours. RL: le poinçon en 1888.

1905: la boutique Place Vendôme. 1907: avec François Coty- pour les flacons. Il se spécialise alors dans le verre industriel. René Lalique déjà maître joaillier de l’Art Nouveau devient maître verrier de l’Art Déco.

1935: boutique 11 rue Royale. Son fils Marc après 1945 fait entrer  la firme dans l’ère du cristal. 2011: ouverture du musée. 2014: collection Noir Premier.

 

Pierre-Karl Fabergé (.     ))))

 

Charles Schneider maître des forges et dirigeant des usines du Creusot.

 

Écrivains et écrivaines fin XIXem et XX em siècle.

André Gide. Paris 1869 à 1951. Écrivain français, neveu de Charles Gide économiste français théoricien du coopératisme.

D’abord symboliste : Les Cahiers d’André Walter, 1891; Pilule, 1885; Les nourritures terrestres, 1897; Prométhée mal enchaîné 1899. Il a parlé avec véracité de son homosexualité ( Corydan, 1911/1924) ,Si le grain ne meurt, 1920/1924, Journal tenu de 1889 à 1949. Après la mort de son épouse Madeleine, il lui écrit dans son journal intime Et nume Manet in te en 1951. Il dénonce le colonialisme Voyage au Congo, 1927. Il dénonce le stalinisme Retour de l’URSS en 1936. Il a abordé le récit Immortalisé 1902, La porte étroite 1909, le roman Les caves du Vatican 1914, La symphonie pastorale 1919, Les faux-monnayeurs 1926, le théâtre Oedipe 1931. Il a eu le prix Nobel de littérature en 1947. Mais l’intégralité de ses œuvres fut mise à l’index des livres interdits, l’année même qui suivit sa mort par l’Église romaine.

Écrivains et écrivaines fin XIXem et XIXem siècle

Huysmans Georges-Charles dit Joris-Karl. Paris 1848/1907. Son père est un peintre hollandais.1866 : il est secrétaire au ministère de l’Intérieur.1880 : il collabore au journal Le Gaulois il est hostile à l’expulsion des Jésuites, il d’émissionne. Écrivain français naturaliste il a écrit Les sœurs Vatard 1879, En ménage 1891, À vau-l’eau 1882. Adepte de l’idéal « décadent » À Rebours puis de l’occultisme Là bas 1891 et enfin du catholicisme En route 1895, La cathédrale 1898.

Dans ses romans À vau-l’eau, À rebours, En rade, Il traite du rêve. Dans À rebours, des Esseinte jeune étudiant au collège des Jésuites, c’est un extravagant misogyne, il voit l’apparition d’une femme dans un rêve, vit dans la maison de Fontenay , il a des locataires à qui il demande le silence…il est casuiste. Il racontera son périple mystique à travers En route qui fut une lente et douloureuse conversion au catholicisme.

Il étudie l’architecture, ce qui lui permet d’écrire La Cathédrale. Il ne peut pas s’engager dans l’abbaye bénédictine Saint-Martin à cause de la loi des associations de 1901. Il écrit Oblat 1903.

Dès 1877 par son métier de critique d’art il fait découvrir Claude Monet, Edgar Degas, Camille Pissarro, Paul Gauguin, Jean Louis Forain, Gustave Caillebotte, Paul Cézanne, Georges Seurat… et va contribuer a promouvoir le mouvement symboliste vers 1889 représenté par Gustave Moreau, Odillon Redon, Jean-François Raffaëlli, Félicien Rops.

Engagé dans le mouvement naturaliste au côté de Zola, Guy de Maupassant, Césard, Léon Ennique et Paul Alexis.Il écrit dans recueils de « soirée de Médan » Sac à dos, l’histoire d’un jeune soldat en 1870.

Stéphane Mallarmé. Poète français né à Paris (1842 / 1898). Prince des poètes en 1896. Il traduira les poèmes d’Edgar Poe. Il est l’initiateur du renouveau de la poésie. Il est à Londres avec sa petite amie en 1862/ 63 ce qui l’aidera a devenir professeur d’anglais dans les villes de Tournon-sur-Rhône, Besançon, Paris. Il a publié quelques poèmes dans le Parnasse Contemporain de 1866. Une scène d’Heriodate (1864/1867)…et L’Après-midi d’un faune en 1875. Ce poème inspire Debussy en 1894. Ces poèmes d’adolescence sont regroupés dans Entre les murs. 1872/74: il va rencontrer Rimbaud, Manet, Zola. Puis il va rencontrer des poètes provenciaux comme Frédéric-Mistral.

Son poème Un coup de dés jamais n’oubliera le hasard ( 1897) forme le premier mouvement de son projet de livre absolu. C’est un poème typographique qu’il voulait illustrer des estampes d’Odilon Redon mais Vollard on a décidé autrement.

1884 : L’ éloge par Huymans pour son roman À Rebours lui apporte brusquement la célébrité et Paul Verlaine fait paraître la partie 3 de Poèmes Maudits qui lui est consacrée.

Il organise les mardis Marllamiens. Eugène Manet mort, il devient le tuteur de sa fille Julie dont la mère et le peintre Berthe Morisot.

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Roussel Raymond : Paris 1877- Palerme 1933. À la mort de son père il hérita d’une immense fortune. Il étudie le piano mais préfère la composition des vers. Son premier succès avec le poème Mon Ange, suivi de la Doublure. Raymond Roussel fréquente les salons mondains, il rencontre Marcel Proust,Edmond Rostand. Il est proche de Jules Verne, il admire Pierre Loti et Paul Bourguet. Le roman Impression d’Afrique (1909/1910) comme La Doublure reçoivent peu d’échos, comme le roman surréaliste Locus Solus. Il est chauffeur pendant la guerre mais tombe malade. Il fait le tour du monde sur les traces de Pierre Loti. Puis dépose le brevet de l’isolant- un système de tubes qui permettent pas la déperdition de chaleur dans la maison ( plafond, planché, cloison) en 1923 ce qui lui permet de faire rentrer de l’argent.

Même l’adaptation de Locus Solus par Pierre Voudrais au théâtre Antoine n’est pas une folie. Pourtant en tête d’affiche Gabriel Signoret, l’accompagnement musical et de Maurice Fouret (1888/1962) et les décors et costumes de Paul Poiret et Émile Bertin.

Son  » nouveau roman »Impressions d’Afrique » a été adapté pour l’électronique par Jean-Christophe Averty. Les acteurs évoluent dans les décors dessinés*Début XX em, le navire Lyncée à destination de l’Amérique du Sud fait naufrage sur les côtes équatoriales d’Afrique. Les passagers tombent aux mains de Talon VII, empereur du Ponukele qui exige une forte rançon pour leur libération. En attendant le groupe de passagers sont le » Club des Incomparables » pour s’occuper. Chaque membre devra se distinguer, soit par une exhibition sensationnelle, soit par une œuvre originale au cours d’un gala destiné à fêter le porteur de la rançon.

1926, la pièce La Poussière de Soleil dans les décors de Numa et Chazot. Ils aménagent un camion pour partir entre 1926 / 27 jusqu’à Rome, Mussolini l’aurait vu. 1930: il habite au Ritz. Impression d’Afrique parrait en 1932, volume illustré de photogravures signées Henri Achille-Zo.

Il écrit des œuvres de 3 à 5 actes en prose.

Traité et autobiographie : » À ses heures », élaborée à partir de combinaisons phoniques entraînant un dédoublement de sens, font de lui un précurseur du surréalisme et de l’Art Nouveau. … beaucoup de détails sur Wikipedia chapitre Une Littérature…

Simone de Beauvoir. Née Simone Lucie Ernestine Bertrand de Beauvoir. Femme de lettres française née en 1908. Morte en 1986.

Agréée de philosophie en 1929.Disciple et compagne de Sartre, ardente féministe elle est l’auteur de l’essai Le deuxième sexe en 1949, et du roman Les Mandarins en 1954 de pièces de théâtres et de mémoires. Une Femme prend conscience de l’aliénation de la condition féminine. Elle dénonce avec virulence, à travers une étude très approfondie, l’asservissement du deuxième sexe.

Le surnom Castor vient de ses amis Jean-Paul Sarthe et Maheu.  » Ils vont en bande et ont l’esprit constructeurs ». Elle est enseignante. Plusieurs relations bisexuelles. Quand prime le spirituel écrit entre 1935 et 1937 sortira en 1979.

Suspendue de l’éducation nationale mais réintégrée après 1945 mais elle refuse de poursuivre dans l’enseignement.

Avec ses amis elle crée la revue Les Temps Modernes. Elle est communiste- athée- existentialiste. Elle va rompre petit à petit avec Sartre. Elle va rencontrer Claude Lanzmann. À partir des Mandarins où elle reçoit le Prix Goncourt elle est l’écrivain le plus lu dans le monde. Elle décrit son amour pour Nelson Algren au travers de personnages imaginaires. Puis Une mort très douce parle de sa mère. Elle se lie d’amitié avec Sylvie Le Bon qui pourrait ressembler à celle qu’elle avait avec Zaza enfant. Son autobiographie Tout compte fait sera publié en 1972. Tout le long de sa vie, elle a étudié le monde dans lequel elle vivait, en visitant usines et institutions à la rencontre d’ouvrières et de hauts dirigeants politiques. Elle rédige le Manifeste des 343 . Avec Gisèle Halimi elle a cofondé le mouvement Choisir dont le rôle a été déterminant pour la légalisation et l’interruption volontaire de grossesse.

Son roman violette est porté à l’écran par Martin Provost. Violette Leduc ami de Simone de Beauvoir est interprétée par Sandrine Kimberlain. En 1986, Claude Lanzmann la remplace à la revue Les temps modernes.

 

2016: les trente ans de la mort de Simone de Beauvoir et de Jean Genet ont eté largement commémorès, mais la subversion dont ont témoigné leurs vies semble révolue. La liberté artistique n’est décidément pas une affaire d’héritage. Genet et elle sont morts à quelques heures d’intervalle en avril 1986.Expositions, colloques, émissions on croit avoir tout vu!de ces deux figures insoumises. Elle qui vécut son fameux pacte avec Sartre et son choix d’existence et de ses idées. Elle qui refusa de procréer pour que ses « ovaires ne [la] condamnent pas à vivre éternellement a « genoux ». Et derrière les clichés de la féministe germanopratine ou de la libertine a lunettes auquel on la réduit encore, on peut la convoquer pour d’autres prises de positions encore brûlantes aujourd’hui : contre l’antisémitisme intellectualisme ambiant (« les gens ont l’air de croire que le vide de leur cerveau leur meuble les couilles », s’agaçait-elle), ou pour ne pas écrire dans les luttes d’émancipation, la violence politique qui libère (  » a nous de choisir s’il faut tuer un homme pour en sauver dix, ou en laisser mourir dix pour ne pas en trahir un », écrivait-elle en 1945. Et son combat contre l’oppression des femmes, qu’elle disait interminable, fut aussi, dans le chaudron du XXe siécle, celui des grandes artistes feministes des années de feu (1960/1980) representé par des montages antisexistes de Cindy Sherman, affiches radicales de Barbara Kruger, ou le corps mis en scène de l’autrichienne Valie Export.

Quant a Jean Genet l’irrécupérable, poète des bas fonds homos découvert par Sartre et Cocteau, passé de l’assistance Publique à la prison de Fresnes et aux militants Palestiniens, on voit mal comment son Journal du voleur (1949), le lyrisme interlope de Notre dames des fleurs (1943) ou les insolences de son théâtre pourraient aujourd’hui trouver écho ou successeurs – ni dans la culture queer officielle ni chez les artistes gays contemporains. La quête querr officielle ni chez les artistes gays contemporains. La quête d’absolu et les trajectoires brisées d’un Basquiat ou d’un Bacon s’en rapprocheront toujours plus, aussi éloignées des normes bien-pensantes et des stratégies de l’industrie culturelle que l’étaient les dérapages inquietants et  les extases noires de l’auteur du Condamné à mort-qui pouvait théoriser l’effet du pet de prisonnier, ou fantasmer soudain la queue d’Hitler en sublime missile satanique. Quelque chose là- dedans, des emportements de Beauvoir aux glissades de son ami Genet, échappera toujours aux héritages obligés, aux exégètes tardifs ou aux pâles imitateurs. Pour les artistes comme pour les écrivains, l’unique question qui vaille n’est pas celle des choix qu’ils feront (ou pas)des uns et des autres les Beauvoir et Genet du présent . On ne naît pas libre, se tuèrent-ils à nous dire, on le devient.

 

Je regarde ce qui se fait en ce moment dans l’art féministe, chez les artistes antisexistes. Avril 2018, Nîmes :Charlotte Caragliu la prèsidente de l’association Sweet Mountain et qui annule l’émission Les marteaux piqueurs, Get used to it queer: festival.

Opération The sexism project

– dans la musique, l’application #ladiesofpreshall, sortir des oubliettes les 5 femmes qui au Preservation Hall ont permis au jazz d’acquérir sa renommée dans les années 20: Sweett Emma, Billie Pierce, Sadie Goodson, Doly Adams et Jeanette Kimball.

Reclaimyournight- Bruxelles 70 féministes interpellées le 1er avril 2018, manifestation interdite.

 

 

Article de Julie Ackermann sur Les Inrockuruptibles: De Rome à New York, l’avant garde féministe fait le tour du monde (24/03/18) EXPO Avant Garde Féministe dans les années 70.

*Linda Benglis en 1974 qui tient entre ses jambes un énorme phallus, elle est représentée dans le magazine Artforum . Un geste « summum de parodie de la pin-up et du macho » sont les mots de l’artiste.

* Littérature de Shulamith Firestone « La dialectique des sexes » et « Sisterhood IS powerfool », contexte le dynamisme de domination masculine et pénétré le champ artistique.

*L’exposition WACK! Art and the feminist révolution qui tient à démasculaniser le terme « avant garde ».

Vidéo youtube Nart : Femmes artistes, artistes féministes-partie 1/2 et France 24: sortir des oubliettes de l’Histoire#ActuElles

Artistes gays contemporains: vidéo Entrée Libre 9 mars 2018.

– Hervé Guibert

-Cyril Collard

-Logo Act UP

-Les chorégraphes Hilti John, Alain Buffard.

 

 

 

Claude Lévi-Strauss. Ethnologue français né à Bruxelles en 1908. Il est l’un des promoteurs du structuralisme dans l’explication ethnologique et dans l’analyse des mythes. On lui doit les structures élémentaires de la parenté 1949, Tristes Tropiques 1955, La pensée sauvage 1962, Le cru et le cuit 1964, Du miel au cendre 1967,L’homme nu 1971, et des recueils d’articles importants paru sous le titre l’anthropologie structurale (I 1958;II 1973).

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Jean Briller dit Vercors. Écrivain et dessinateur français, né à Paris en 1902. Célèbre pour le Silence de la mer, écrit dans la clandestinité en 1942.Il a poursuivi une médiation amère sur la condition humaine ( zoo ou l’assassin philantrope).

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Julien Gracq. Écrivain français né à Saint-Florent- le -viel en 1910. Romancier français influencé par le surréalisme. Au château d’Argol 1938, La littérature à l’estomac ( pamphlet 1950), Le Rivage des Syrtes 1951, La presqu’île 1970.

Edmond Rostand. Auteur dramatique français né à Marseille.(1868-1918). Célèbre pour ses comédies et ses drames héroïques en vers comme Cyrano de Bergerac 1897, l’Aiglon 1900.

Son fils Jean, biologiste né à Paris (1894-1977) est l’auteur d’importants travaux sur la parthénogénèse expérimentale et de livres sur la place de la biologie dans la culture humaniste, dont il se réclamait.

Tous les deux ont été académiciens.

Joë Bousquet

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Léopold Sédar Senghor. Homme d’État et écrivain sénégalais, né à Joal en 1906. Agrégé de l’Université, député à l’Assemblée nationale française 1946, chef du Bloc démocrate sénégalais 1948. Il participe au gouvernement d’Edgar Faure (1955/1956). Président de la République du Sénégal depuis 1960, il quitte volontairement le pouvoir en 1980. Il a publié des essais où il définit la notion de négritude, et des recueils de poèmes (Ethiopiques 1956, Nocturnes 1961. Académie française.

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Nabokov Vladimir Vladimironitch . né à Saint-Pétersbourg en 1899, il est mort à Montreux. Romancier américain d’origine russe et d’expression russe, anglaise et française. Il a écrit La défense Loujine en 1929, La méprise 1939, Lolita 1955, Feu pâle 1962, Ada ou l’Ardeur 1969.

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Paul Morand. Paris 1888/1976. Diplomate et écrivain français. Ouvert la nuit 1922, L’homme pressé 1941, Hecate et ses chiens 1954. Académie française en 1968.

Eugène Grindel dit Paul Éluard. Saint-Denis en 1895/ Charenton -le- port 1952. Poète français. D’abord surréaliste : Capitale de la douleur 1926, l’Immaculée conception en collaboration avec André Breton 1930. Il se rallia en 1938 au Parti communiste. Il écrira Au rendez-vous allemand 1944, Poésie ininterrompue 1946.

Ernest Miller Hemingway. Oak Park Illinois 1899, mort Ketchum Idaho 1961. Romancier américain de la « lost generation ». Il s’interroge sur l’action, l’échec et la mort, il écrit Le soleil se lève aussi en 1926, L’Adieu aux armes 1929, Mort dans l’après-midi 1932, Pour qui sonne le glas 1940, Le vieil homme et la mer 1952. Prix Nobel en 1954.

Ionesco Eugène. Né à Statina en Roumanie 1909, mort à Paris en 1994. Auteur dramatique français, représentant du « Théâtre de l’absurde ».

La Cantatrice chauve 1950. La leçon 1951. Les chaises 1952. Rhinocéros 1959. Le roi se meurt 1962. Il entre à l’Académie française en 1970.

Henry Million de Montherlant. 1896-1972.

Romans- Les bestiaires 1926

-Les célibataires 1936

-Les cycle des jeunes filles 1936/1939

Théâtre : La reine morte, Malatesta

Essais : Les Olympiques (1924), Il s’est suicidé (1960).

Marcel Pagnol.

Né à Aubagne en 1895- mort à Paris en 1974

Écrivain et cinéaste français.

Ses pièces Topaze-1928

-Marius 1929

-Fanny 1932 furent portés à l’écran. Il réalise lui-même César en 1936 qui clôt la trilogie Marseillaise de Marius et Fanny, Angèle (1934), la femme du boulanger (1938), la fille du puisatier (1940).

Souvenir de la gloire. de mon père (1957)

Le château de ma mère (1958).

Le temps des amours (1977).

Dasniel Hammett.

Écrivain américain, né à Saint Mary’s Contry (1894-1961) . Créateur du roman policier  » noir ». Le Faucon maltais en 1930.

Eugène Labiche.

Auteur dramatique français né à Paris en 1815, mort en 1888. Labiche est un initiateur important du Théâtre de Boulevard , son sens de la critique féroce et de l’absurde ouvrent la voie au théâtre du XXem siècle. Il est auteur de comédies de moeurs et de vaudevilles et d’un roman La clé des champs 1839.Un chapeau de paille d’Italie en 1851; Le voyage de Monsieur Perrichon en 1860; La cagnotte en 1866 .Ces œuvres nombreuses font de lui par leur comique un peu appuyé sur le monde bourgeois aussi satirique et aigu , le plus amusant des vaudevilliers.

La cuvette d’eau et sa première. Ses 160 œuvres ont été écrite seul ou en collaboration avec Michel, Édouard Martin, E. Legouvé.

Il se marie avec une riche héritière, maire de sa commune. Il se rallie à Louis Napoléon Bonaparte. Il va bénéficier des appuis du gouvernement pour son œuvre théâtrale. Son ami pour la vie Alfonse Jolly né Leveau. Il va avec deux amis Auguste Leblanc et Marc Michel crée la société Paul Dandré.

1872: Doit-on le dire? Joué au Palais Royal. Ses pièces sont jouées au Palais-Royal à partir de 1851, aux Variétés, au théâtre du Vaudeville, au Gymnase ( Le point de mire ) à l’Odéon en 1879 Le voyage de monsieur Pérrichon, et en 1864 à la Comédie Française. Mais il cesse d’écrire pour le théâtre en 1877. 1880 il est élu à l’Académie Française.

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Eugène Grindel dit Paul Eluard.

Saint-denis 1895 Charenton tu-le-Pont en 1952. Poète français, poète de la Résistance collectionneur d’objets d’Art premier. Il est atteint de tuberculose à 16 ans. Il se marie en 1916 avec une russe Gala. Il écrit en 1918 Poèmes pour la paix, et Mourir de ne pas mourir en 1924. Avec Benjamin Péret il écrit « 152 proverbes mis au goût du jour ». Avec André Breton et René-Char il écrit Ralentir travaux. Puis en 1930 l’Immaculée-Conception avec André Breton. Capital de la douleur est un recueil écrit en 1926. Il montre que le monde de la maladie, de la solitude et de la mort est toujours menaçant mais c’est justement par là qu’on trouve le bonheur.

Il participe au mouvement Dada que Tristan Tzara a créé en 1916 avant de s’établir à Paris en 1919 puis au mouvement surréaliste.

Parade, ballet réaliste en un tableau présenté à Paris en 1917. Et Le Manifeste d’André Breton écrit en 1924 sont le début du surréalisme. Mouvement qui a aussi unis Louis Aragon ,Philippe Soupault, Pierre Reverdy ,Dali ,René Magritte, Marcel Duchamp, Jacques Prévert. …aimer, vivre, rêver. Il se remarie avec Nusch ( danseuse de music-hall Maria Benz) car Gala l’a quitté pour Dali.  » Aucun poète de ce siècle, et je pèse mes mots ont eu comme Eluard l’amour de la peinture » Jean-Charles Gateau. Paul Eluard aime aussi la sculpture, autour de lui et ses amis Dali, Picasso, Sirocco ,Max Ernst. Paul Eluard est le poète de l’amour il est aussi un poète révolutionnaire.

1943: avec Pierre Seghers et Jean Lescure il rassemble des textes de nombreux poètes résistants et publie L’Honneur des poètes. Les malades psychiatriques lui apportent beaucoup. Naîtra l’Art Brut représenté par Picasso, Raymond Queneau et Jean Dubuffet.

Il va énormément souffrir de la mort de Mush mais il va rédiger  » Dur désir de durer ». De nouveau heureux « Le Phénix ».

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Henri Michaux. Namur 1899/Paris 1984. Poète et peintre d’origine belge, lointaines origines espagnoles, naturalisé français en 1955. »poète sans visage, une ombre, une Evanescence ». Enfants secret, retranché, le dégoût des aliments, écriture chinoise, ornithologie, insecte, explorateur de l’inconscient. Après la guerre il fait des études de médecine. Mousse il parcoure le monde. Il se remet à écrire. Revue:: Le disque vert.Il y écrit des fictions fantastiques. Décide de signer Henry. 1923: Paris ( pion, chauffeur, livreur). Il fréquente Supervielle – Paulhan- Clericau (le peintre). À partir de ce moment il va faire des lignes à l’encre de Chine et des dessins.

Qui je fus 1927. Amsterdam : correspondance avec Jean Paulhan. 1929: Ecuador et mort de ses parents. La nuit remue 1931, Plume 1938. Journaux de bord : Ecuador 1939.

Grand voyage en Asie. Tao et zen, réflexion philosophique puis d’autres écris qu’il explore en véritable ethnologue. Ailleurs. Un barbare en Asie 1932.

Au Pays de la Magie et une leçon pour l’illettrisme où tout est langage. Plume 1932.

1937: première exposition de peinture à Paris. Revue: Mesure. Il passe trois années durant la guerre au Lavandou et revient au Quartier Latin à l’hôtel Séguier. Poésie Pour Pouvoir sur le thème de la mort,attire Pierre Boulez .

Son usage de la mescaline, du haschich et du LSD va l’ammener à tenir le journal de ses visions, de ses sensations de ses hallucinations déclenchées par des images (celles par exemple du National Géographie). On l’accuse de banaliser la drogue. Après les dessins mescaliniens, les tâches, il devient un peintre abstrait, réputé. Il va écrire Misérable, Miracle 1956. Daniel Cormier l’expose.

Connaissance par les gouffres 1961. Il est retranché,il cherche en lui même, réduit à lui-même.  » Je garde ce qu’il faut d’ectoplasme pour paraître leur contemporain. »

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Erza Loomis Pound. Né à Bailey, Idaka en 1895, mort à Venise en 1972. Poète et essayiste américain. Il voyage en Europe en 1907. À Londres il se lia avec Joyce et T.S Eliot et publia ses premiers Cantos en 1917. En 1925, il s’installe à Rapallo, il est critique littéraire ( comment lire en 1929), ABC de la littérature 1934. Il fut pendant la guerre des émissions de propagande fasciste à la radio italienne. Arrêté en 1945, il fut interné aux États-Unis dans un hôpital psychiatrique jusqu’en 1958. Ses Contes écrits de 1915 à 1969 sont au nombre de 109 (fragments de 110 à 117). »Ne bougez point, laissez parler le vent: le Paradis est là ».

Franz Kafka (Prague 1883/Kierling près de Vienne 1924).

Écrivain tchèque autrichien de langue allemande. Il occupe différentes fonctions dans une compagnie d’assurance qu’il devra quitter en 1917. Il est atteint de tuberculose. Il publie Description d’un combat en 1909 dans une revue. La Métamorphose en 1916, la nouvelle décrit la métamorphose et les mésaventures de Grégor Sanca, un représentant de commerce qui se réveille un matin transformé en un monstrueux insecte. La Métamorphose, il a été influencé par le Jardin des supplices de Octave Mirbeau (scène de torture sadomasochiste et par le voyage expérimental de deux Allemands dans le Pacifique . Son livre a été dédié aux prêtres, aux juges, aux soldats, aux hommes qui éduquent). Ce livre est paru en 1899.

Le Château, il montre l’aliénation de l’individu face à la bureaucratie.

Le disparu de l’Amerika . Un roman d’apprentissage inversé où le jeune homme va de désastre en désastre. Publié à titre posthume.

Colonie pénitentiaire en 1919, qui exprime la culpabilité, l’aliénation, la quête impossible comme ses autres nouvelles et ses deux romans inachevés : Le Procès (1914/1915) et le Château écrit en 1922. Le procès est paru en France en 1933.

Son ami Max Brod auquel il a demandé de bruler ses écrits les publia en 1925 /1926, ainsi que l’Amérique, roman inachevé antérieur. De 1910 à sa mort, Kafka tient son journal.

Jean Anouilh.

Auteur dramatique français né à Bordeaux en 1910 et mort en 1987 après de longues années de maladies. L’hermine crée au théâtre de l’Odéon fut son premier succès en 1932, l’année aussi où il se marie à la comédienne Monelle Valentin. En 1937, il rencontre Pitoeff et Barsacq, tous deux metteurs en scènes qui l’initient au métier.

Ces pièces ont été regroupées en recueil.

Pièces roses: Le bal des voleurs.

Pièces noires: Antigone 1944, Le voyageur sans bagages

Nouvelles pièces noires: Médée

Pièces costumées : l’Alouette

Pièces farceuses: Cher zoiseaux

Pièces brillantes (satire): La répétition de l’amour puni, Colombe

Pièces grinçantes : le poisson Rouge , Mon père ce héros 1970, Pauvre Bitos ou le dîner de tête.

Nouvelle Pièces grinçantes : le boulanger, la boulangère et le petit mitron.

Pièce secrète : Le scénario

Pièces baroques ( automatique): Cher Antoine ou l’amour raté (67/69), Ne réveillez pas Madame, Le directeur de l’Opéra (70/71).

André Antoine. Acteur et directeur de théâtre. Né à Limoges (1858-1943). Fondateur du Théâtre Libre en 1887 et propagateur de l’esthétisme naturaliste.

Nathalie Sarraute née à Tcherniak.Femme de lettres française née à Ivanovitch -Russie en 1910/1999 Paris. Elle arrive à Paris avec sa mère à 8 ans. Pendant les vacances elle retrouve son père en Russie. 1925: elle devient avocate au barreau de Paris et se marie. 1941: elle est radiée.

Son refus de la psychologie traditionnelle et sa recherche des sensations à l’état naissant – Tropismes 1939 en font l’une des initiatrices du  » Nouveau Roman »comme Portait d’un inconnu 1949, L’ère du soupçon , le Planétarium 1959, Disent les imbéciles 1976.

Les nouveaux romanciers sont un groupe des années 1950/60 dénommés ainsi par les critiques. Des personnes comme M.Butor (1926/2016), M.Duras (1914/1996) L’existence  » il n’y a rien de vrai dans le réel », C.Ollier (1922/2014), R.Pinget (1919/1997) Abel et Béla(1971), L’un est l’aller,l’autre le retour tout deux même différent, J.Ricardou (1932/2016), A.Robe-Grillet (1922/2008), Nathalie Sarraute, C.Simon (1913/2005).

Tropisme : mouvements intérieurs presque insensible perçu par des causes extérieurs.mouvement instinctifs déclenchés par la présence d’autrui où par la présence des autres. Dans le théâtre de Nathalie Sarraute le pré dialogue rend sensible, visible le domaine des sensations pures que le langage pétrifie. Isma ou ce qui s’appelle rien 1970 est une comédie de tropismes, ses mouvements involontaires, inconscients en tout cas non dit, qui tissent ce qu’il y a dans palpable entre deux groupes ; texte écrit en 1966, Le Silence 1967, Le mensonge 1967. Elle travaille l’invisible elle montre que les paroles anodines ont de la force destructive et que les apparences dévoilent et masquent  » ces petits drames ».

Jacques Lacan . Psychanalyste français né à Paris (1901/1981). Fondateur de l’école freudienne de Paris 1964 /1980. Il a contribué tout en prônant le retour à Freud , à ouvrir le champ de la psychanalyse en se référant à la linguistique et à l’anthropologie structurale. Dès 1936, avec sa description du stade du miroir, il isole les registres de l’imaginaire, du symbolique et du réel. Il montre que l’inconscient s’interprète comme un langage et institut une théorie du sujet.

Michel Foucault.

Philosophe français né à Poitiers (1926/1984). Son œuvre de traite principalement des méthodes des historiens, notamment des historiens des idées ( Histoire de la folie à l’âge classique 1961, les mots et les choses 1966, Surveiller et punir. Naissance de la punition 1975, Histoire de la sexualité, T1, La volonté de savoir 1976, T2 l’Usage des plaisirs 1984, T3 Le souci de soi 1984.

Roland Barthes.

Écrivain français né à Cherbourg (1915/1980). Son œuvre critique s’inspire des travaux de la linguistique, de la psychanalyse et l’anthropologie moderne. Le degré zéro de l’écriture 1953, Système de la mode 1967, l’Empire des singes 1970 et le plaisir du texte 1973.

Maurice Barrès.

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Raymond Aron.

Louis Aragon. Paris 1897/1982.

Écrivain français. D’abord dadaïste puis surréaliste : Le paysan de Paris 1926, il adopta d’abord une écriture traditionnelle peu après son adhésion au Parti communiste en 1927. Ses romans Les cloches de Bâle 1934,Les Beaux Quartiers 1936, La semaine sainte 1958, Blanche ou l’oubli 1967. Ses poésies :Le crève cœur 1941, Le fou d’Elsa 1963. Résistant il dirigea Les Lettres Françaises de 1953 à leur disparition en 1972.

Jean-Paul Sartre.

Philosophe et écrivain français né à Paris (1905/1980). Marqué par la phénoménologie, il construit une conception de la conscience ( l’en soi et le pour-soi; liberté, pour laquelle il accepte d’être classé comme existentialiste. L’être et le néant 1943; puis il se rapproche de certaines tâches marxistes Critique de la raison dialectique 1960.

Il a également développer des idées dans des romans La Nausée 1938, Les chemins de la liberté. Il écrit des drames Huis Clos 1944, Les mains sales, Le diable et le bon dieu, des nouvelles Le mur, des essais Situation, il est l’auteur d’un récit autobiographique Les mots et d’une étude sur Flaubert L’Idiot de la famille. Nombre de ses textes politiques ou littéraires se trouvent réunis dans les 10 volumes de Situation (1947/1976).

Kathleen Mansfield Beauchamp dite Katherine Mansfield. Femme de lettres néo-zélandaises né à Wellington ( Nouvelle-Zélande) 1888-1923. Auteur de nouvelles La Garden Party 1922, de lettres et d’un journal.

David Erbert Lawrence. Écrivain anglais né à Eastwood (1895/1930). Il exalte dans ses romans, les élans de la nature et l’épanouissement de toutes les facultés humaines, à commencer par la sexualité. Amants et fils 1913, L’amant de Lady Chatterley 1928.

Alekseï Maksimovitch Pechkov dit Maksim Gorki – qui signifie amer. (1868/1936).

1887: il tente de se tuer et va souffrir toute sa vie du poumon gauche. Il a 24 ans et travaille comme journaliste pour plusieurs publications de province.Ami des bolcheviques et homme engagé poliquement et intellectuellement au côté des révolutionnaires et de Lénine. Plusieurs fois emprisonné pour ses prises de positions. Les Bas Fonts (1902) : pièce de théâtre célèbre joué en Europe et aux États Unis. Son engagement à partir du Dimanche rouge, en 1905 pour les droits sociaux et ses critiques aux côté des travailleurs va le contraindre a partir récolter des fonds aux Etats-Unis. Il écrit La Mère , l’histoire d’une femme convertie à l’action révolutionnaire suite à la mort de son fils. Il s’exile en Italie (1906/1913).

Peintre réaliste de son enfance difficile,Ma Vie D’Enfant (1913/14), En Gagnant Mon Pain (1915/16). Il va dénoncer dans son journal les bolcheviks au pouvoir, leur corruption et l’anarchie. Il sera alors menacé de mort par Lénine. Mes Universités 1923. Retour en Italie à Sorrente pour soigner sa tuberculose. Les Artamonov 1925, La vie de Klim Samguime (1927/36), Des vagabonds et des déracinés ( format Gordeiev).

1932: Staline et un comité le font revenir. Il reçoit le titre de président de l’Union des écrivains soviétiques en 1934 puis deux logements dont l’actuel musée Gorki à Moscou. Créateur du réalisme socialiste on trouve au cœur de tout son œuvre la foi dans les valeurs profondes de la personne humaine.

Stéphane Mallarmé.

Poète français né à Paris. 1842/1888.

Professeur d’anglais, il a publié quelques poèmes dans le Parnasse contemporain de 1866, une scène Heriodate (1871) et L’après midi d’un faune (1876) lorsque son éloge par Huymans, dans le roman À Rebours, lui apporte brusquement la célébrité. Son poème Un coup de dés jamais n’oubliera le hasard 1897 forme le premier mouvement de son projet de « livre » absolu ». Malgré sa brièveté et son achèvement, son œuvre apparaît comme celles qui ont déterminés l’évolution de la littérature au cœur du 20e siècle.

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Raymond Radiguet. Écrivain français né à Saint-Maur-les-Fossés (1903/1923). « Monsieur Bébé ». Auteur de roman psychologique d’une facture classique. Le diable au corps 1923. Le Bal du comte d’Orgel 1924- Mahaut d’Orgel et le conte d’Orgel vivent pendant les années folles entourés de leur amis, jusqu’à l’arrivée de François.

À 14 ans il ne va plus au lycée, car il préfère lire les classiques. Il va rencontrer à 15 ans Alice (24 ans) et avoir une liaison amoureuse avec elle malgré que son mari soit à la guerre. Cette liaison va lui inspirer Diable au corps * quatre ans de grande vacances. Ils resteront ensemble jusqu’en novembre 1918. En portant le travail de son père ( carricaturiste, dessinateur ) il se fait remarquer par André Salmon-qui à écrit La Negresse du Sacré Coeur, puis il est embauché pour quelques revues dans les journaux. Premier texte publié en 1918 dans le Canard Enchaîné  » Galanteries Française  » sous le pseudonyme de Rajlky. Il devient secrétaire de direction du journal Le Rire, il fait des reportages pour l’Eveil et l’Eure et publie des contes et poèmes dans Sic.

Début 1919, il rencontre Jean Cocteau ( son ami pour la vie) avec lui il rentre dans le milieu des Arts. Il découvre Montparnasse. Il rencontre Max Jacob, Pierre Reverdy, Pablo Picasso, Jean Hugo, Modigliani, Juan Gris, Francis Poulenc, le mécène Jacques Doucet, Apollinaire, Arthur Honegger. Jean Cocteau qui organise aussi des dîners . Il lui présente son ami Erik Satie, Paul Morand,Misia Sert, Tristan Tzara. Il est l’amant de Béatrice Hastings, modèle du peintre Modigliani.

Jean Cocteau et Raymond Radiguet vont écrire Paul et Virginie dont Satie doit composer la musique.

À plusieurs ils fondent Le Coq ( Cocteau, Satie, Poulenc). Amoureux de Raymond Radiguet, J.Cocteau va délaisser les dadaïstes (Parade 1917). « Efforcez vous d’être banal »dit-il au Conseil des Grands Poètes. Cette injonction est surtout une mise en garde contre les dérives dadaïstes, mais surtout la revendication d’un certain naturel, celui des classiques.

1921: Recueil de poèmes Devoir de Vacances et écriture du Diable au Corps. Bernard Grasset se sert de la publicité comme il l’a fait pour Le Feu de Henri Barbusse en 1916…ce jeune n’a que 17 ans. La publicité est vue au cinéma. Il s’en ai occupé aussi en le faisant retravailler des corrections avant impression pour lui éviter d’être mobilisé. Il va mourir de la fièvre typhoïde. Coco Chanel va payer pour sa sépultures.

Rainer Maria Rilke. Écrivain autrichien né à Prague. 1875/1926. Il séjourna longtemps à Paris et fut secrétaire de Rodin. Il passa du symbolisme à la recherche de la signification concrète de l’art et de la mort dans ses poèmes. « La mort est le fruit qui vit en nous » , »Nier la mort c’est aussi Nier la vie ».Sa femme est sculptrice. Il ne vit pas avec elle. Sa vie à lui c’est son travail pour Rodin.Le livre d’or, Élégie du Duino, Sonnets à Orphée et son roman Les cahiers de Malte Laurids Bridge et une pièce de théâtre, traduite par Paul Valéry. Cézanne devient pour lui un modèle,car il va au devant de tout, Rilke va découvrir la réalité car il voit que tout est en rapport avec tout par la couleur dans ses toiles. Avec Marina Zsetaieva ne se sont jamais vus. Ils correspondent avec amour et fantaisie. Voyage à travers l’Europe à partir de 1909. 1914: le poème  » Exposé des montagnes du cœur ». La création, la métamorphose. Il meurt en Suisse d’une leucémie.

Victor Segalen né à Brest.1878/1919. Médecin dans la marine il part en Polynésie en 1903 sur la Durance. Il est propriétaire du tableau » village breton sous la neige » de Paul Gauguin qu’il rapporte des îles Marquises. En 1904, il passe un court séjour à Nouméa où il travaille beaucoup sur Immémoriaux, qui raconte l’agonie de la population maorite décimer par la présence des Européens, publié en 1907 sous le pseudonyme Max Anély. Il a également travaillé sur la psychologie de Rimbaud et il s’essaie au livret musicale. Voyage aussi en Chine après avoir appris à l’école parisienne de Langues Orientales. En 1910, il s’installe à Pékin. Il soigne les infectés de la peste ,écrit Odes ( poème) , Stèles (recueil ) ,édité à Pékin. Il va soigner le fils du président Yuan-Che-Kai tombé de cheval.Il découvrit en Chine les monuments funéraires des Han et le mysticisme Oriental, qui inspire ses poèmes Stèles et le roman Immémoriaux.

Puis la Birmanie fin 1914, et rejoint Rochefort et Brest. 1916: Peinture. Après avoir étudié les Hans il photographie les sépultures des Tang, civilisation inconnue dans notre univers depuis 6 siècles. Il travaille en 1918 sur la dermatologie et venerologie en France pour les malades liés à la grippe espagnole. Il travaille a son poème Tibet. Il est en dépression mais il voudrait que ses projets aboutisses à Pékin. Il est retrouvé mort dans un jardin du Finistère près de la mer d’Iroise. Il sera enterré à Huelgoat.

Jean Giono. Écrivain français nait et peut à Manosque (1895/1970). Romancier de la Haute-Provence. Colline 1929. Regain 1930.

Apôtre d’un idéal de vie naturelle et rustique ( Le chant du monde 1934) , changement de registre Giono est un intégral pacifiste même si il a eu des amitiés avec le communisme. Drame, Que joie demeure 1935*son combat est plus général, il est dirigé contre la civilisation des techniques modernes et annonce l’écologie, L’Eau vive 1943.

Les réunions du Contador .. Pendant la deuxième guerre mondiale, il fait de la résistance, aide les juifs, écrit une pièce de théâtre  » Le voyage en calèche ». Il est censuré par le comité des écrivains jusqu’en 1950. Il écrit deux pièces de théâtre, « Le bout de la route (1931) et  » Un roi sans divertissement  » en 1946. Il évolua vers une philosophie et un art plus classique, Le hussard sur le toit 1951( un jeune homme aristocrate traverse la Provence en proie à une monstrueuse épidémie de choléra, avant d’aller se battre pour la liberté dans l’Italie de 1848), Le bonheur fou 1957, L’iris de S’use 1970.

Élu à l’Académie Goncourt en 1954. Il élargit ses compétences et s’oriente vers les scénarios pour le cinéma, fait de la mise en scène.

http://www.etudesliterraires

Lien Jean Giono : bibliographie, biographie, extrait de texte, filmographie//le voyageur immatriculé ( pages- infinitif.net)

Martin Heidegger. Philosophe allemand. 1891/1976. L’être et le temps 1927 . Il développe le thème de l’angoisse, du néant et rejette l’humanisme : l’objet essentiel de la philosophie n’est pas un homme, mais l’être ( non divin). Son adhésion au nazisme à provoquer des polémiques. Œuvres principales : qu’est-ce que la métaphysique ? 1929. Introduction à la métaphysique 1935. Qu’appelle-t-on penser ?

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Jean Giraudoux écrivain et diplomate français né à Bellac 1882- 1944. Ses romans Provinciales,Suzanne et le Pacifique 1921, Siegfried et le Limousin, 1922, Bella 1926. Ses pièces de théâtre Amphitryon 38 , Intermezzo 1933, La guerre de Troie n’aura pas lieu 1935, Ondine 1939, La Folle de Chaillot 1945 fondent les grands thèmes classiques et les préoccupations modernes dans un univers précieux fait d’humour et fantaisie. Il est embauché au Matin après ses études. Puis au ministère des Affaires étrangères, il va transporter la valise diplomatique et devenir vice-consul en 1913. 1914: « Retour d’Alsace ». Il travaille au service information et presse au Quai d’Orsay où il retrouve son ami d’enfance Philippe Berthelot. Son travail en Turquie lui laisse du temps, il écrit ses premières pièces de théâtre Siegfried, adaptation de Siegfried et le Limousin, Amphitryon, intermezzo.

1932 il entre dans le cabinet d’Édouard Herriot et Daladier en 1939 le nomme commissaire général à l’information. Germanophile. Il fait partie d’un groupe de dramaturge ( Cocteau ,Anouilh ,Sartre ,Camus) qui vont réécrire les mythes antiques dans les années 30-40. De 1931 à 1936, il est amoureux secrètement d’une jeune femme Argentine. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, Georges Mandel nouveau ministre de l’Intérieur fait arrêter Charles Lescas, Alain Laubreaux, intellectuel d’extrême droite favorable à l’Allemagne nazie.

Ces pièces de théâtre seront adaptées par Louis Jouvet à la Comédie des Champs-Élysées. Il mourra peu de temps après sa mère.

Francis Ponge. né à Montpellier en 1899/ 1988.

1900: Ses parents habitent Avignon. Le père a une maison à Nîmes. Il prend le pseudonyme de Nogère. En 1915 il écrit son premier sonnet. Il se réclame de Maurice Barrès en art comme en politique. 1917: toujours du côté de Barrès contre Caillaux . J. Caillaux: Parti radical en 1910, impôt sur le revenu libre-échange, son épouse meurtrière de Gaston Calmette.

Ce qui l’intéresse c’est la révolution russe. 1918: il adhère au Parti socialiste. 1922: retour sur nîmes, rencontre de Jacques Rivière et Jean Paulhan. Il écrit Fragment Metatechniques.

Son œuvre fait des objets explorés dans leur intégralité physique, le moule concret d’un langage.  » Le parti pris des choses » qu’il a commencé en 1920 est publié en 1942. Pour lui c’est un compte-rendu des mots. Il veut réformer, révolutionner même en passant par l’anarchie l’écriture. Il veut une langue nouvelle. Il va se brouiller pour cela avec Paulhan.

« Cageot » À mi- chemin de la cage au cageot la langue française à cageot. Il va montrer les qualités linguistiques de l’objet. * Objeu / objet et jeu. Étymologie , choix et ordre des lettres, cette pratique ressemble à ce qu’a pu faire Raymond Roussel ou Arthur Rimbaud: cratylisme.  » Les poissons volants » où il va s’efforcer d’expliquer la valeur de l’imparfait de l’indicatif.

1962: Le Grand Recueil. Les éditeurs lui réclame son travail.

Études sur François de Malherbe. Il écrit  » Malherbe constitue le tronc de la langue française, il est celui qui établit toutes les règles classiques de la versification et n’hésite pas à les transgresser si le sujet lui oblige ».

Entretien avec Philippe Sollers 1970.

Jacques Prévert : poète français né à Neuilly-sur-Seine en 1900/1977. Son père André fait de la critique dramatique et cinématographique. Il l’emmène au théâtre, et sa mère l’encourage à lire. Après le certificat d’études il quitte l’école. 1921: service militaire, rencontre de Duhamel. 1922:il est logé par Marcel Duhamel avec Yves Tanguy. Marcel Duhamel et le traducteur d’une faramineuse quantité de nouvelles. Il est acteur dès 1931, scénariste en 1953, en 1928 il réalise Souvenirs de Paris et il est producteur de théâtre pour la pièce « Mais ne te promène donc pas toute nue ». Yves Tanguy 1900/1955. Naturalisé américain, son père travaille au ministère de la marine, c’est là qu’il va naître. Peintre dessinateur. Première exposition en 1927. 1938 salon des surintendants. Tous les 3 ans le même âge.

1924: Ils habitent au 54 rue du Château, cette maison devient le lieu de rencontre du mouvement surréaliste dont Breton, Aragon, Leiris, Malkine, Arthaud, Desnos, Queneau.

1932/1936: Jacques Prévert fonde le groupe Octobre qui tiendra 4 ans. 1933, joué avec Octobre à Moscou  » La bataille de Fontenoy ».

1935: scénario pour le film de Jean Renoir  » Le crime de Monsieur Lange ». 1936: Jacqueline Laurent. Pendant la guerre, ils contribuent à la production de films clandestinement. Il fut le scénariste de plusieurs films célèbres,  » Drôles de drames » 1937 Marcel Carné, « Les visiteurs d’un soir » 1941….

1946/47: naissance de sa fille Michelle et mariage avec Janine Tricolet. 1948: son accident, il chute d’une porte- fenêtre. Pierre Bergé y assiste en arrivant sur Paris. Le recueil Paroles écrit en 1946 est publié , puis  » Spectacle », « La pluie et le beau temps »…